‹ De l'influence du Christianisme sur le droit civil des romains, augmentée d'une table analytiqueChapitre 86 sur 226 · Voy, le D. de officio prxf. wbis · texte numérisé non relu

Voy, le D. de officio prxf. wbis

lonne ' ses membres avec des charbons ardents, etc., etc. * »

La pensée qui dicta ce rappel à l'humanité est toute chrétienne ; c'est un point accordé par les historiens. Elle se retrouve, cette pensée, dans la faveur que Constantin accorde aux affranchissements. Ce fut lui qui établit la manumission dans l'Eglise, en présence du peuple , avec l'assistance des évêques , qui signaient l'acte ^ L'affranchissement de l'esclave apparaît à Constantin comme le résultat d'un sentiment religieux : religiosa mente.

Les clercs mêmes reçurent le privilège spécial de donner la liberté pleine et entière^ à leurs esclaves , par pure concession verbale, sans solennité, sans acte pubhc. Cette concession fut d'autant plus efficace que les clercs^ plus imbus des principes de la charité chré-

1. L. 1. C. 'Y:\iÇ.oà.de emend. servor.'L. un. C.J. Eod. Tlt.

2. L. 1 et 2, C. J. de his qui in Ecclesiis man., et C. Theocl., de manumiss. in Eccles.

3. Godefroy insiste sur cette clrconslance. (C. Theod,, de manum, in Ecclesia.)

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tienne, étaient très-portés à signaler par des affranchissements leur esprit de fraternité. Le savant Godefroy a fait cette observation^ et il la justifie par les écrits de Lactance *.

Ges belles lois de Gonstantin ont fait dire à M. de Ghateaubriand que, sans le désordre des temps, « elles auraient affranchi tout d'un coup une nombreuse partie de ï espèce humaine'^. » Ajoutons toutefois qu'une transition de cette nature n'aurait pu s'opérer brusquement sans devenir une calamité pour ceux à qui la liberté aurait été prodiguée. Bodin a remarqué que les manumissions furent si nombreuses à cette époque, et si irréfléchies quelquefois, que les villes se virent chargées d'un nombre infini d'affranchis qui n'avaient d'autre bien qUe la liberté. De là une aggravation du paupérisme, cette plaie du Bas-Empire^ qui obligea les empereurs à

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