CHAPITRE PREMIER
Restauration des études théologiques
g 1. — Activité déployée en Italie pour faire refleurir les études théologiques. Les cardinaux coopèrent de leur personne au travail commun. L’œuvre théologique du seizième siècle se distingue par trois points de celle du moyen âge : 1° l’autorité ecclésiastique distribue à chacun sa tâche; 2° la collaboration , inconnue au moyen âge, est alors pratiquée, parce que les recherches historiques et philologiques ont remplacé les synthèses philosophiques ; 3° la méthode d’exposition et d’argumentation est modifiée. . . . g 2. — Les chefs de l’Eglise donnent des marques d'estime et d’affection aux écrivains orthodoxes, mais ne leur assurent aucune liberté. Dénonciations. Tracasseries multiples , formalités interminables. Petites misères et bévues des censeurs. Entraves mises à l’enseignement , aux communications littéraires. Doléances des savants orthodoxes. . . . . § 3. — Conditions toutes différentes dans lesquelles écrivirent nos théologiens du dix-septième siècle. Nos bénédictins. L’exemple des Bollandistes prouve que tout grand travail scientifique est une œuvre de liberté. Licences prises avec les textes par les commissions du Vatican au seizième siècle ; insuffisance de leurs connaissances. Elles n’en
avaient pas moins relevé le prestige de Rome, ramené la controverse sur un terrain plus favorable au catholicisme, réveillé le zèle des diverses nations catholiques. Les Bollandistes, et surtout notre Congrégation de Saint-Maur ,
ont surpassé leur œuvre, mais en la continuant 81