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(peut-être les deux) sur le même système sympathicoendocrinien? Nous avons déjà dit l'importance, pour Cannon, de l’hypersecrétion d’adrénaline, ainsi provoquée, dans l’établissement du choc.
Ajoutons que, de plus, « in situ», la cellule, après ces modifications, perd de sa vitalité; elle ne fonctionne plus normalement, d’où par diffusion, selon Sollier, ou manque de diffusion de ses énergies aux cellules voisines; notamment des centres psychiques, la diminution des fonctions de Fâme, l’amoindrissement du stimulus vital, la démoralisation… Et les résultats de ces deux processus sont des phénomènes semblables à ceux du choc traumatique, étant de même ordre; on les rencontrera isolément pour leur propre compte, ou bien. mêlés d’une façon intime, inséparables, à ceux de ce choc traumatique des « polyblessés», à ceux du choc opératoire, anesthésique.
Ainsi nous voyons rapprochés ces états de choc que l’on sépare trop l’un de l’autre au détriment du choc moral négligé parce que moins expliqué, entaché de l’épithète « nerveux» qui paraît impliquer de nos jours une sorte de tare, de manque d'intérêt, aux troubles ainsi qualifiés.
Et si, en effet, comme le pensent Quénu et son école, l’état émotionnel ne crée pas le choc traumatique, il crée un semblable état de choc moral dans les cas sérieux ou, plus fréquemment, des troubles généraux
plus simples. Mais alors que ces auteurs attribuent
à une dépression nerveuse la « commotion morale», Je « choc immédiat non hémorragique», il nous paraît
plus satisfaisant de rattacher à cette diminution du
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stimulus supérieur, un processus semblable à celur qu'on s’accorde à reconnaître à la base du choc traumatique : une toxine par participation endocrinienne. Pour terminer cet essai pathogénique, il est intéressant de citer une hypothèse toute récente de Crile, qui mérite d’être envisagée comme tout ce qui cherche à éclaircir cette situation encore brouillée. Elle vise d’ailleurs plus qu’à expliquer le choc: comme dit l’auteur, «elle explique le phénomène de la vie». L’ « interprétation électrochimique de la constitution de l’homme» nous représente la cellule comme un élément électrochimique à noyau positif et à protoplasme négatif; l'oxygène, l’eau, sont le milieu conducteur aux dépens de qui se réalise, au sein des cellules, l’acide qui altère les milieux et provoque la différence du potentiel. à .
Tout l’organisme, assemblage des ces unités électriques, forme lui-même une sorte de batterie dont le potentiel le plus élevé est au cerveau et le plus bas au foie. Ainsi l’influx électrique, venu du cerveau. chemine vers les glandes, les muscles et, en dernier lieu, le foie. Il étaye ses opinions sur des mesures de. variations de conductibilité, lors d’expériences de stimulation ét d’épuisement des organes, variations qu’il trouve être parallèles aux modifications histologiques. | Le choc alors Cest dû à une diminution de la diffé- «rence de potentiel entre les pôles de l'organisme; «celle-ci est secondaire à une chute du potentiel de «tout le cerveau, résultat, à son tour, d’une baisse. «de potentiel au niveau de ses cellules constitutives».
Ainsi s’expliqueraient les degrés progressifs de démoralisation, d’épuisement.… jusqu’au choc. « Quand «la différence de potentiel est à zéro, l'organisme est «mort. »
Très ingénieuse, cette hypothèse nécessiterait des vérifications difficiles. Crile néanmoins, soucieux de diminuer toute influence défavorable au psychisme, en tire, comme déduction, un- traitement dit anociassociation, que nous examinerons bientôt.