‹ De l'influence du Moral en ChirurgieChapitre 3 sur 24 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Lorsqu'une période de la vie se termine, on jette - derrière soi un regard mêlé de regret pour voir fuir : ‘ ce que le-temps emporte.

2 Aujourd’hui, notre-tour est venu de franchir les Le barrières et de nous lancer de l’avant, en chargeant sur nos épaules le poids de la vie avec ses responsabi- Jités; avant que de les assumer, selon la loi, nous nous arrêtons un instant et nous nous retournons.”

Déjà lointains, nous voyons s’estomper nos premiers souvenirs d’amphithéâtre et d'hôpital, soit dans notre Faculté, soit accidentellement à Paris, soit aux armées, à l’ambulance du médecin aidemajor Cadenat, à qui nous adressons iei nos plus sincères félicitations pour son récent succès au concours d’agrégation. Puis, c’est notre retour au foyer

É et la reprise des études sous la tutelle de tous nos = maîtres bienveillants, chaque année apportant sa part d’instruction et d’éducation professionnelles. - Dans les cliniques hospitalières, tous nos maîtres nous reçurent comme stagiaire ou externe avec une très grande cordialité. Avant que de les quitter avec un regret sincère, nous sentons le désir de leur dire -nos sentiments de gratitude pour tout ce que nous leur devons en enseignement technique et moral. En acceptant de présider notre thèse après nous en

avoir inspiré le sujet, ne nous ménageant pas les conseils en paroles èt en exemples, M. le professeur G. Michel nous permit d'achever sous son patronage nos études commencées, il s’en souvient sans doute, sous le sien; nous ne pouvons taire, en lui exprimant! nos sentiments de gratitude, notre trouble au souvenir de ce qui nous lui devons et nous le prions de tout” notre cœur .de trouver ici un merci profondément. ému. Après nous avoir nous-même sauvé du péril, ce fut, avec quelle sollicitude sans cesse renouvelée, l’un de nos frères qui dut la vie à la précision de son diagnostic et à l'opportunité de ses décisions et, plus récemment enfin, l’objet de notre plus chère affection, auprès de qui nous lavons trouvé toujours plus dévoué et soucieux du grand bienfait à accomplir.

Nous osons à peine, craignant d’être accusé de redire ce que tout le monde sait, rappeler ainsi toute sa bonté, sa compassion, sa sollicitude profonde qu'on lit à chaque instant sur son front, lorsque l’âme est remuée à l’idée de la souffrance ou du danger où se trouve une pauvre créature. Que notre voix se joigne à celle de tous ceux qui l’admirent et le remercient.

Un lien de reconnaissance particulière aussi nous attache à MM. les professeurs Fruhinsholz, André, et à nos parents, M. le professeur Etienne et le docteur Legris; leur entier dévouement et leurs soins éclairés, en collaboration avec ceux de M. le professeur Michel, nous furent, il y a peu de temps, un secours précieux.

Que notre maître très respecté et admiré, M. le

SRE SR

professeur Haushalter, qui accepte d’honorer notre travail modeste de son jugement, soit remercié. Est-il besoin de souligner encore ce que sentent si bien tous les fervents de sa «Clinique», où l’on recueille plus que des leçons techniques admirables, mais une qualité supérieure du bon grain qui, si le terrain n’est pas trop rocailleux, formera, outre un médecin instruit, un médecin plus noble, plus digne, plus conscient de ce qu'est son sacerdoce, moins porté vers le marchandage d’aujourd’hui, qui se fait, comme denrée, avec la créature humaine.

Que M. le professeur agrégé Caussade, qui a accepté d’être notre juge, reçcoive de doubles remerciements, puisqu'il fut aussi notre maître si cordial.

M. le professeur agrégé J. Barthélemy, aux mêmes titres, agréera, nous l’espérons, notre gratitude.

Toujours nous garderons respectueusement la tradition de nos maîtres de l’hôpital et de la Faculté, le souvenir de leurs enseignements. vivra avec nous; aux cliniques de M. le professeur Fruhinsholz, si

précises, si méthodiques; presqu’à chaque instant, nous sentions son souci et son respect des malades, de leur âme. Nous essaierons de mêler aux soins consciencieux la délicatesse morale qui fait se pencher avec sollicitude vers l’être qui souffre au plus grand moment de la vie. Chez M. le professeur Vautrin, où nous avons passé nos six premiers mois d’externat, nous avons trouvé aussi cette bonté affectuéusement ét généreusement courbée vers la. douleur, jointe à des leçons d’une clarté et d’une ampleur rares. Au service de M. le professeur Frœlich, de qui

TM) ue

‘nous conservons précieusement les cliniques savantes et méthodiques, nous avons aussi admiré la bonté pour tous, élèves, personnel et petits malades.

De chez M. le professeur Simon et M. le professeur agrégé. Caussade, nous retiendrons surtout lesprit clinique classique et ordonné: ;

Nous nous souviendrons avec plaisir et profit des heures passées à la clinique de l'hôpital Saint-Julien, chez M. le professeur agrégé Richon. |

A Maringer, M. le professeur Spillmann, si accueillant, sait à merveille rendre accessible à tous, pratique surtout, l’enseignement un peu difficile de la syphiligraphie et de la dermatologie.

Nous n’avons garde d'oublier M. le docteur Béril- Jon, professeur à l'Ecole de Psychologie; M. le docteur Charles Lefèvre, de Toulouse, et M. l’abbé Girard, professeur de philosophie à l'Ecole Saint-Sigisbert, qui eurent l’amabilité de nous communiquer des renseignements fort utiles; nous les prions d’agréer nos remerciements,

Qu'’enfin tous nos aînés de la Faculté, DcckaiduE les docteurs Mutel et Hamant, que nous félicitons chaleureusement de leur récent succès au dernier concours d’agrégation; L.‘et Charles Mathieu, Morin, Guillemin, que tous nos amis et camarades, dont notre excellent ami'et beau-frère Feuillade, qui tous, nous montrèrent tant de cordialité durant notre vie en commun, soient assurés de notre bien vive sympathie.

Page 1