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Enfin tout dernièrement Guest aux U.S.A. écrit que le syndrome complet se rencontre rarement et cite l’article récent de Darnaud, Ferret, Denard et Moreau de Toulouse sur les formes frustes du syndrome de Mauriac. Ayant observé quatre malades atteints de syndrome de Mauriac typique, ils pensent que ce syndrome n’est que l’aboutissant tardif d’un diabète infantile mal traité, et qu’il comporte des formes frustes dont ils rapportent 9 observations.
Cette idée est très juste : le syndrome de Mauriac ne serait que l’aboutissant tardif d’un diabète infantile mal ‘traité. On la trouve déjà exprimée par Julien Marie et Maurice Gueniot qui se demandent si le syndrome de Mauriac représente une affection spéciale ou plus simplement une aggravation des troubles divers du métabolisme général que l’on observe chez les enfants porteurs de diabète grave que le traitement n’équilibre pas de façon satisfaisante.
Ainsi l’individualité du syndrome de Mauriac, qui jusqu’alors était affirmée par les différents cas publiés, paraît aujourd’hui illusoire ; le syndrome ne représente bas une entité morbide au même titre que les autres complications du diabète ; il ne fait que grouper des symptômes que l’on rencontre chez nombre d'enfants diabétiques qui ne sont pas étiquettés « Mauriac ». Ces symptômes, gros foie, retard de croissance et obésité, peuvent se voir :
— soit isolément ;
— soit associés de manières fort diverses ; par exemple gros foie et obésité, gros foie et retard de croissance, l’un ou l’autre pouvant être au premier plan alors que l’autre est très discret ;
— au maximum on les trouve tous ensemble, et c’est ce que l’on appelle le soi-disant syndrome de Mauriac.
De sorte que toutes les théories pathogéniques qui se sont efforcées d’expliquer le syndrome de Mauriac, sans jamais y arriver de façon absolument satisfaisante, n’ont plus qu’un intérêt spéculatif.
Ayant déterminé les limites de ce syndrome, nous envisagerons maintenant successivement :