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La cystite des prostatiques présente, d'ailleurs, les mêmes caractères que les autres cystites; elle a cependant comme caractères particuliers sa ténacité et Le catarrhe vésical s’accompagnant de dépôts purulents, visqueux, qui collent aux parois. des vases dans lesquels séjourne l'urine.
La fièvre urineuse est, elle aussi, un symptôme de l'infection. On en distingue (rois types. En général, elle se caractérise par un accès unique et violent débutant par un frisson avec élévalion de température à 40 degrés suivi d’un stade de chaleur et de sueur. L'accès dure en moyenne vingt-quatre heures.
D'autres fois, au lieu d’un accès de fièvre unique, on observe une série d'accès se répétant à courts intervalles et entre lesquels la défervescence est incomplète, la température ne descendant guère au-dessous de 38 degrés.
Enfin, il y a une forme chronique de fièvre urineuse consistant dans un état fébrile continu sans accès proprement dits. La température oscille entre 37°5 et 38°5, ou même 39 degrés.
Sur le compte de l'infection, nous pouvons encore mettre la prostatite et les orchi-épididymites, celles-ci étant le plus sou-: vent provoquées par les sondages septiques.
L'insuffisance rénale étant une contre-indication formelle à l'intervention chirurgicale, de quels moyens disposons-nous pour la déceler ?
Nous recueillerons d'abord l'urine de vingt-quatre heures et, s'il y a polyurie, nous verrons là un premier symplôme d'insuffisance rénale :‘plus la vessie est distendue, plus la quantité d'urine est élevée par suite de congestion vaso-motrice du rein.
La nature de l'urine nous fournira d’autres renseignements en y dosant l’urée, les chlorures et albumine.
Dosage de l’urée. — Le taux de l’urée abaïissé est un signe en faveur du mauvais fonctionnement des reins, mais il ne faut pas oublier que chez les vieillards le chiffre normal est moindre, et au licu de 30 grammes d’urée, on peut considérer 15 à 16 grammes comme non pathologique.
Pour les chlorures, il n’en est pas de même, le vieillard les élimine bien et le chiffre normal va de 8 à 10 grammes. Une
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- diminution descendant à 4 ou 5 grammes par jour est inquiétante.
L'albuminurie doit être faible, au-dessous de 1 gramme à 1 gr. 50.
Nous avons à notre disposition d'autres moyens de déterminer la valeur fonctionnelle des reins : l'épreuve de l'élimination provoquée, le dosage de l’urée dans le sang et la constante uréique d’Ambard.
1° Épreuve de l'élimination provoquée. — Ayant injecté 1 ce. d'une solution de bleu de méthylène dans les muscles de la fesse du sujet, on recueille ses urines une demi-heure après, puis toutes les demi-heures pendant cinq ou six heures et ensuite toutes les heures.
Normalement, l'élimination commence dans la seconde demiheure, puis augmente de manière à acquérir son maximum vers la troisième ou quatrième heure, elle baisse alors et finit en général vers la quarante-huitième heure.
S'il y a un début tardif vers la deuxième ou troisième heure, cela indique une perméabilité rénale moindre. Un début précoce, après dix ou quinze minutes, signifie une affection médicale, néphrite épithéliale avec épithélium du rein laissant passer trop vile le bleu.
Le caractère le plus important de l’éliminalion est son intensité; une élimination forte indique de bons reins.
Quand l'élimination est prolongée, on doit penser à des cas de sclérose rénale accentuée. |
2 Dosage de l’urée dans le sang. — Le dosage de l'urée dans le sang fournit des indications encore plus utiles pour l'apprécialion de la valeur fonctionnelle des reins que le dosage de l’urée dans l'urine.
Normalement, le sang contient 0 gr. 25 à 0 gr. 40 d'urée par litre. Médicalement, une azotémie de 1 gramme peut être considérée comme légère, mais en chirurgie, il est imprudent . d'opérer des malades qui ont plus de 0 gr. 50 d’urée par litre, et au-dessus de Î gramme, il ne faut pas intervenir.
3° Constante uréique d'Ambard. — Chez un sujet sain, du
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poids moyen de 70 kilos, la constante est approximativement 0,07.
Plus la constante est élevée, plus les reins sont insuffisants, et chez les sujets fortement azotémiques, on ne doit pas soumettre à une opération sur les appareils urinaires, vessie ou prostate, les malades dont la constante atteint 0,150.