DE LA QUERELLE DES INVESTITURES
la plus précise (1). Nos rois de France, qui n'avaient que bien rarement donné des investitures dans cette forme, n'eurent pas de peine à s'en désister ; mais Tempereur et les seigneurs d'outre-Rhin ne voulurent pas encore obéir à la grande voix de l'Église.
En 1 107, peu de temps après que le nouvel empereur, Henri V, eût étéproclamé en Allemagne, le pape Pascal II vint en France, où il fut reçu avec le plus grand respect par le roi Philippe et son fils Louis, depuis Louis le Gros. Il eut à Châlons-sur-Mame, cette année même, une conférence avec les envoyés du nouvel empereur, une conférence importante au sujet des investitures par la crosse et l'anneau. « Ces € envoyés, dit l'abbé Suger dans sa Vie de Louis le « Gros, étaient : l'archevêque de Trêves, l'évêque « d'Halberstadt> celui de Munster, plusieurs comtes, « et le duc Guelfe qui faisait porter partout son
€ épée devant lui : homme d'une énorme corpulence, « vraiment étonnant par l'étendue de sa surface en M longueur et en largeur, et grand clabaudeun Ces
(l)j^» Intcrdictum est ne reges vel alii principes aliquam in- II vestituram de ecclesiasticis honoribus faciant, » an XVI.