ET DU ROLE QU'Y REMPLIBENT LES CONCILES
« n'ait reçu auparavant • l'investiture du roi, ce qui « est contre le Saint-Esprit et Tlnstitution cano— « nique (1). »
Ainsi le pape Pascal fit casser lui-^même par cette grande représentation de l'Église l'acte funeste qui lui avait été arraché. Il se servit de ce concile comme d*une arme défensive contre les prétentions et les empiétements du pouvoir temporel.
Après lui, son successeur Calixtell vint en 1819 présider à Reims un concile pour traiter la même question. Les légats avaient eu ace sujet une conférence à Mouson avec l'empereur Henri, entouré de ses seigneurs féodaux. Cette conférence n'avait pas abouti : le concile ordonna que les élections seraient libres et canoniques, et que l'investiture de la crosse et de l'anneau se donnerait par l'évêque consécrateur (2).
Enfin, en 1122 ce grand pape termina ces différends d'une manière qui semblait parfaitement raisonnable. Dans un traité auquel l'empereur Henri
donna son entière adhésion, il fut décidé « que le
(1) Labbe, tom. X, Concil, p. 767, anno 1112.
(2) Labbe, Concil, tom. X, p. 880.