‹ De l'influence sociale des concilesChapitre 58 sur 60 · IH · texte numérisé non relu

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NOTES

NOTES

(A) P. 24. On est étonné de l'hésitation de certains Conciles particuliers à proclamer, sans aucune exception, le principe de rindissolubilité du mariage, quand on lit ce passage de Tapôlre saint Paul : « Un homme marié ne peut se marier à une « autre femme du vivant de la première ; la femme est liée o à la loi du mariage tant que son mari est en vie ; si son mari « meurt, elle est libre, et, pour lors, elle peut se marier à qui elle o voudra (1).»»

A\i surplus, pour résumer la question, nous allons reproduire ce qu'en a dit Tabbé Guyot dans son excellent ouvrage, intitulé : La somme des Conciles y tom. I, p. 161-162.

a Notre Seigneur avait dit : Quicumque dimiseint uxore7n « stiamj nisi ob fornicationemy et aliam duxerity mœchatur, « et qui dimissam duxerity mœchatur (2) . »

M L'Église latine a toujours entendu ce texte de la séparation * de lit et de cohabitation seulement. On a incidente sur le « dixième canon du Concile d'Arles de l'an 314, qui n'est nulle- « ment favorable au divorce ; car il porte en propres termes que - les jeunes époux de femmes adultères prohibentw nubere.

(1) Epùtol. ad Corinth. , v. 7.

(2)StMattli., 19, 9; 5, 32.

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« Les Pères les engcigent à ne point user du bénéfice que leur •« accordait la loi civile de prendre d'autres épouses.

- Le Concile de Trente frappe d'anathème quiconque soutien - « drait que l'Eglise romaine est dans l'erreur en enseignant u que le mariage ne peut pas être dissous pour cause d'adul- « tère. — Les Orientaux ont estimé que l'adultère entrîunait la « dissolution du mariage, et ils ont agi en conséquence dans « les cas particuliers. La définition dogmatique de Trente ne >< les atteindrait que s'ils accusaient d'erreur l'Eglise romaine, u parce qu'elle suit la doctrine et la discipline opposées. »

On voit quelle latitude l'Eglise laisse à nos frères orientaux, et quel respect elle professe pour la liberté de leurs traditions disciplinaires. Elle est toujours attentive à ne pas creuser davantage le fossé qui sépare d'elle les schismatiques grecs.

(B) P. 3 't. Nous n'avons pas voulu dire que la femme pût avoir proprement comme les Evêques et les prêtres le droit d'enseigner.

(C) P. 278. Rien n'est plus dangereux que de vouloir imprimer à l'Eglise contre sa mission et sa nature, une tendance à la part icutarisat ion ^ au moment même où parl'eflFet des développements du commerce et de l'industrie, les peuples civilisés tendent hVuniversalisation. Si la papauté s'était laissé influencer par des guides tels que Gioberti, fut-ce même dans sa politique comme puissance temporelle, elle aurait abandonné et contrarié l'humanité dans sa marche providentielle, après l'avoir si puissamment secondée jusqu'à ce jour.

Du reste, Pie IX résista courageusement à ces déplorables impulsions, quand il se refusa à déclarer la guerre à l'Autriche, en 1849. Il comprit parfaitement que, ce jour-là, la question était posée entre V Italianisme et le Catholicisme, le point de vue particulier et le point de vue général. Le point de vue particulier est toujours une espèce de schisme, le point de vue universel, c'estle catholicisme même, comme Tindique Tétymologie du mot. L'Eglise ne se dit romaine, qu'après s'être appelée catholique

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et apostolique. Intervertir cet ordre, ce serait se mettre en révolte contre la tradition tout entière. Or c'est précisément ce que fit Gioberti dans son ouvrage intitulé le PrimatOj qui excita chez les Italiens des transports d'enthousiasme.

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