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Il ne faut guère compter sur le toucher; la fluctuation dans le Douglas et la crépitation neigeuse, si des caillots se sont déjà formés à ce niveau, nous semblent bien théoriques.
On peut aussi penser à percuter les parties déclives, mais on sait qu'il faut alors déjà un litre ou un litre et demi de sang épanché pour trouver de la matté, et nous serions alors bien près du momentde la crise où les signes d'hémorragie interne, devenus nets, imposeront le diagnostic.
Mais, somme toute, il est bien certain que si nous arrivons à soupçonner ou à poser le diagnostic avant les accidents bruyants, ce ne sera que si nous sommes avertis de ces faits et si nous connaissons l'allure insidieuse que prend l'hémorragie.
Mais l’hémorragie n’est pas toujours aussi régulièrement progressive et continue que nous l'avons décrite tout d'abord : il est des cas où elle procède par poussées successives et on à plus de loisir 1c1 pour faire son diagnostic.
Il y a alors une série de petites crises douloureuses, successives, qui sont comme la monnaie de la grande crise ordinaire, avec de petites pertes vaginales, tandis que le toucher donne une sensation de tension dans la trompe qui est alternativement augmentée puis diminuée de volume, d’un jour à l’autre, comme si elle se vidait par àcoups : et c'est bien ce qui se passe réellement, et chaque fois un peu de sang file par l’ostium utérinum vers l'utérus et le vagin, et surtout par le pavillon dans le péritoine; et par des examens successifs on sent le Douglas s'empâter