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Lorsque, dans une grossesse extra-utérine, c'est dans la trompe elle-même que se produit le développement de l’ovule fécondé, la grossesse est dite tubaire.
Cette grossesse peut évoluer suivant des modes bien différents.
Parfois elle se poursuivra jusqu'à terme ou près du terme : mais le plus souvent, et pour des causes que nous approfondirons ultérieurement, des accidents ou des incidents surviendront plus où moins rapidement qui changeront l’état de choses primitif.
Dans certains cas, il s'agira d’une rupture de la trompe s'accompagnant d'hémorragie plus ou moins abondante et brutale, cause ordinaire d'inondation péritonéale ou parfois sous-péritonéale. Mais cela ne fait pas partie de notre cadre et nous n'avons point à en parler ici, sinon par comparaison.
Dans d’autres cas, et nous verrons que ceux-ci sont aussi fréquents que ceux-là, nous aurons ce qu'on appelle un avortement tubaire, et c’est ici surtout qu'il est utile d’insister.
On a toujours tendance, dans l'étude des grossesses tubaires, à comparer ce qui se passe dans la trompe avec ce qui se passe dans l'utérus à l’occasion d'une grossesse normale. Nous-même, nous aurons également occasion d'indiquer les analogies entre les deux cas, mais aussi les différences. Et tout d’abord, ce mot avortement est déjà, en obstétrique courante, un #r2auvais mot qui répond à des faits complexes : l'arrêt de développement, la mort de l'œuf, quelle qu’en soit la cause, et aussi son décollement et son expulsion. Toutes ces notions distinctes et variables sont confondues mais mal exprimées par le mot avortement.
Lorsqu'il s'agit de la trompe le mot devient encore plus vague et plus imprécis, s’il est possible.