‹ De L'Inondation Péritonéale dans L'avortement TubaireChapitre 8 sur 29 · DÉFINITIONS · texte numérisé non relu

DÉFINITIONS

dons vraiment par avortement tubaire en opposition avec la rupture (1).

On voit combien tout cet ensemble est complexe à définir que l’on nomme avortement tubaire. Nous n'avons pas la prétention, pour l'étude du chapitre restreint que nous nous sommes assigné, de vouloir changer ce terme malheureusement classique, ni de lui substituer un néologisme qui serait peut-être plus nuisible encore, mais 1] ne nous semble pas inutile, puisqu'il reviendra constamment sous notre plume, d’y avoir insisté, montré notre propre embarras, afin d'éviter la confusion dans l'esprit du lecteur.

Ayant d'ailleurs caractérisé l'avortement surtout par le décollement, 11 nous importera beaucoup moins de savoir si cet avortement est tubo-utérin ou tubo-abdominal Joxessor, dans sa thèse (2), a nié la possibilité du premier. Nous ne voyons guère pourquoi il serait impossible dans certains cas de grossesses si minimes que nous rapportons. Evidemment, comme nous le verrons, c’est la grossesse tubaire ampullaire qui peut évoluer vers l'avortement ; comme l’a montré CouveLaIRE (3), les grossesses intersti-

(1) Nous ne voulons pas d’ailleurs embrouiller la question en cherhant à l’éclaireir : mais dans le cas de rupture même, ne pourrait-on pas dire qu'il y à aussi avortement puisqu'il y a, en somme, interruption de la grossesse? Évidemment, dans ces cas, le fait de l'avortement disparaît devant l'importance de sa Cause, la rupture, de même que l’'intérèt du sort de l'œuf s'efface complètement dans l’inondation de l'avortement sans rupture. Mais il est si vrai que tout cela est flou que nous avons cru bon d'ajouter entre parenthèses « sans rupture » à notre titre, ayant vu, tandis que nous écrivions ce travail, que les gens non prévenus avaient toujours besoin de ces deux mots pour saisir l'intérêt de la question.

(2) Jonessor, Thèse de Paris, 1900-1901, « A propos de l'avortement tubaire ». .

(3) Couveramme, Thèse de Paris, 1901, « Etudes anatomiques sur les grossesses tubaires ».

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üelles et isthmiques donnent presque forcément lieu à la rupture : « L’œuf fait éclater la trompe, a dit PINARD, d’autant plus tôt qu'il est greffé plus près de l'utérus » (1). Mais l'hémorragie peut se faire aussi bien vers l'ostium utérinum que abdominale et l'œuf est si petit qu'on ne sait vraiment pourquoi il serait entraîné plutôt d'un côté que de l’autre,

Aussi, peu importe encore une fois le sort de l'œuf : ce qui est intéressant dans l'avortement tubaire, c'est l'hémorrage.

Si la trompe est fermée il y aura rétention, c’est-à-dire môle tubaire ou hématosalpinx.

Si l'ostium utérinum seul est perméable on aura des métrorragies, phénomène très important dans l'histoire des grossesses extra-utérines comme l’a montré Noxar il y à déjà longtemps (2).

Enfin il peut y avoir hémorragie par les deux extrémités de la trompe à la fois, ou seulement par l’ostium abdominale.

Dans ce dernier cas, ou bien l'hémorragie peu abondante sera collectée et enkystée grâce à la réalisation de certaines conditions sur lesquelles nous n'avons pas à insister 1e1, ce sera l'hématocèle ; ou bien, et ce sont les cas quinousintéresseront spécialement, l'hémorragie très abondante donnera une inondation péritonéale, c'est-à-dire une hémorragie libre, non collectée, ce qui suppose la réunion

(1) Pinarp, «Sur le traitement de la grossesse ectopique », Société d'Obstétrique, de Gynécologie et de Pédiatrie de Paris, avril, 4900, p. 84. (2) Noxar, cité par Poncer in Thèse d’agrégation, Paris, 1878.

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