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Somme toute, ce tableau bruyant qui succède à la période silencieuse est celui de toutes les grandes hémorragies internes, et rien ne le différencie nettement des cas
Le CLINIQUE 39
de rupture si l'on n'a pasla notion de la phase précédente, soit par ce que nous racontera la femme ou son entourage, soit parce que nous en aurons été témoin, ayant été appelés dès le début.
Cette dernière éventualité sera évidemment plutôt rare, au moins pour ce qui est du tout premier début, puisque nous avons montré combien il était souvent silencieux ; et d’ailleurs, à cette période, rien ne nous aurait aiguillé vers les organes génitaux puisque la femme ne se plaint pas de ce côté et qu'elle n’accuse aucun trouble menstruel : nous avons vraiment des chances d'aller vers l'absence ou l'erreur de diagnostic.
Et même si, au début, la vague pesanteur dont se plaint la patiente, ou un léger écoulement, nous amène à la toucher, nous n’aurons pas grand renseignement : au moins aurons-nous peu de chances de penser à une fausse couche utérine, comme le cas peut se présenter lorsqu'il s’agit d’une rupture, avec écoulement sanguin vaginal plus ou moins abondant, et expulsion de caduque.
Dans certaines observations, nous voyons qu'on à pu, dans ces cas, penser à une appendicite ou une salpingite légères et même à une colique néphrétique.
Quoi qu'il en soit, il semble bien qu'appelés ainsi dès le début, nous ne pourrons guère conclure, nous bornant sans doute à conseiller le repos et les injections chaudes, sans prévoir la réalité.
Pourtant, si nous sommes appelés à voir la malade un peu plus tard, à un peu plus de distance du début des accidents, peut-être pourrons-nous soupçonner le danger, si déjà le facies est un peu pâle, le pouls déjà un peu rapide avec absence de fièvre.
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Il ne faut guère compter sur le toucher; la fluctuation dans le Douglas et la crépitation neigeuse, si des caillots se sont déjà formés à ce niveau, nous semblent bien thé6oriques.
On peut aussi penser à percuter les parties déclives, mais on sait qu'il faut alors déjà un litre ou un litre et demi de sang épanché pour trouver de la matité, et nous serions alors bien près du momentde la crise où les signes d'hémorragie interne, devenus nets, imposeront le diagnostic.
Mais, somme toute, il est bien certain que si nous arrivons à soupçonner ou à poser le diagnostic avant les accidents bruyants, ce ne sera que si nous sommes avertis de ces faits et si nous connaissons l'allure insidieuse que prend l’hémorragie.