‹ De L'Insertion Vélamenteuse Du Cordon Dans Ses Rapports Avec La Grossesse & L'AccouchementChapitre 13 sur 34 · JU · texte numérisé non relu

JU

Mais pourrait-on penser en semblable occurrence à une implantation vélamenteuse ?

Peut-être serait-on autorisé à la soupçonner dans le cas de grossesse simple, avec une présentation du sommet et une quantité de liquide amniotique normale, en l’absence de ces pertes de sang survenant sans cause appréciable, à différentes reprises, aussi bien au début mais surtout à la fin de la gestation.

M.Poulletavaitessayé d'expliquer commentserompaient les membranes. Selon l’auteur, l'enfant, en remuant dans la cavité utérine, tirerait sur le cordon inséré sur les enveloppes de l’œuf et il les éloignerait de cette manière en un point de l'utérus. « Il se produirait alors un peu d’épanchement de sérosité et les membranes, au lieu d’être adossées à un support résistant, seraient flottantes entre deux liquides ; si les tractions opérées sur les membranes augmentaient de fréquence ou d'intensité le point tiraillé pourrait se déchirer ; on comprend même que sans nouvelle traction un coup de pied de l’enfant dans la partie flottante des membranes puisse parfaitement opérer la déchirure ». Le fœtus attirera ce point de l'œuf « si l’implantation est vélamenteuse, si une spirale s’entoure autour du cou de l'enfant et qu’un membre vienne frapper sur le cordon tendu. La brièveté du cordon peut elle-même faciliter ces tiraillements. Ce sont donc, dans ces cas, les mouvements actifs de l'enfant qui déchirent l'œuf. Cette explication permet de comprendre pourquoi cet accident ne vient pas avant cinq mois de grossesse, les mouvements du fœtus n’ayant pas avant ce terme une énergie suffisante ». De plus pour expliquer ces expulsions réitérées de liquide amniotique, il faut considérer que « dans les cas de déchirure de l'œuf une certaine quantité de li-

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