‹ De l'instinct et de l'intelligence des animauxChapitre 14 sur 217 · CONDILLAC · texte numérisé non relu

CONDILLAC

que les bêtes sentent. Condillac n'a pas de peine à lui prouver que, si les bêtes sentent, elles sentent comme nous; car, ainsi qu'il le dit fort bien, « ou ces propositions : Les bêtes « sentent et l'homme sent, doivent s'entendre « de la même manière, ou sentir, lorsqu'il « est dit des bêtes , est un mot auquel on « n'attache point d'idée 1 . » Il lui prouve ensuite qu'il y a contradiction formelle entre dire que tout se fait par mécanisme dans les bêtes, et dire que les bêtes sentent 2 . Il lui prouve enfin qu'elles ont de la mémoire , des idées, qu'elles comparent et jugent 3 ; mais dès qu'il passe à Y instinct, qu'il veut ramener à Y intelligence par Y habitude, il perd tous ses avantages. « L'instinct, dit-il, n'est rien, ou

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