Lettres philosophiques, etc., p
« qu'ils sentent, puisqu'ils ont les signes « évidents de la douleur et du plaisir; qu'ils « se ressouviennent, puisqu'ils évitent ce qui « leur a nui et recherchent ce qui leur a plu ; « qu'ils comparent et jugent, puisqu'ils hési- « tent et choisissent; qu'ils réfléchissent sur « leurs actes, puisque l'expérience les in- « struit et que des expériences répétées rec- « tifient leurs premiers jugements 1 . »
Les animaux ont donc de l'intelligence.
Mais quelle est la limite précise de cette intelligence? C'est là qu'est évidemment toute la difficulté. Or, cette limite n'est pas une; et l'on a fait ici , en prenant toutes les bêtes en masse, une confusion du même genre que celle que l'on a faite en ne voyant qu'un seul principe, tour à tour mécanique 2 ou intelligent*, dans toutes leurs opérations intellectuelles et instinctives.
Je l'ai déjà dit, V instinct est une force pri-
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2» Mécanique : Descartes, Buffon.