Histoire des animaux, livre ix, p
4. « Les traits varient bien plus dans l'homme , dit « Pline, que dans les autres animaux. La rapidité des « pensées, la vivacité des affections, la variété des « sensations produisent des différences infinies : dans
âRISTOTE. §1
« femme plus portée à la compassion que u l'homme, plus sujette aux larmes, plus jaa louse aussi et plus disposée à se plaindre « qu'on la méprise. Elle aime davantage à « médire...; elle se décourage et se déses- « père plus tôt... On trompe les femmes plus « facilement, mais elles oublient plus difficile- « ment. Autre observation encore : les fem- « mes sont plus éveillées quoique plus pares- « seuses 1 ... »
Des bêtes à l'homme tout n'est donc qu'une chaîne de nuances suivies ; l'homme a tantôt plus, tantôt moins que la bête ; l'homme seul, il est vrai, paraît capable de réflexion, « et « cependant , on aperçoit , dans plusieurs « animaux, quelque chose qui ressemble à la u prudence réfléchie de l'homme 2 ; » — « la « belette montre de la réflexion dans la chasse « qu'elle fait aux oiseaux * ; » — « la faculté « qui dirige les animaux, quoique d'un autre
« les autres animaux , l'âme est immobile... » Histoire naturelle, livre vu.