‹ De l'instinct et de l'intelligence des animauxChapitre 28 sur 217 · PLUTARQUE · texte numérisé non relu

PLUTARQUE

pables ? « voire et davantage que le plus sage « des hommes, etc. »

Ulysse répond par ces paroles, très-dignes en effet de sa réputation de sagesse : « Prends « garde,, Gryllus, qu'il ne soit bien estrange, « et que ce ne soit forcer toute vérisimilitude, « de vouloir concéder F usage déraison à ceux « qui n'ont aucune intelligence ne pensement « de Dieu. »

On se trompe souvent en citant Plutarque.

Plutarque fait dire le pour et le contre à ses personnages; mais, entre ces personnages, il y en a toujours un qui a plus de réserve, de raison pratique, de bon sens que les autres; et celui-là, c'est Plutarque.

D'ailleurs, pour ce qui est des bêtes, Plutarque n'est pas Aristote. Il n'est ni observateur, ni naturaliste; il est plus moraliste que philosophe; et par là son point de vue est vrai; car, s'il exalte les bêtes, c'est, comme lui-même le dit, pour faire honte aux hommes 1 ; et cependant il distingue partout

4. «Et pensons-nous que la nature ait imprimé ces « affections et passions en ces animaux-là pour soing

la raison de l'homme des instincts , des inclinations des brutes.

« Et quant aux bestes brutes, dit-il, elles « n'ont pas ny beaucoup de discours de rai- « son qui adoucit les mœurs, ny beaucoup « de subtilité d'entendement...; mais bien « elles ont des instincts, inclinations et appé- « titions non régies par raison 1 ... »

« qu'elle eust de leur postérité, et non pour faire honte « aux hommes?... » (De l 'amour naturelle des pères et mères envers leurs enfants.)

4 . De l'amour naturelle des pères et mères envers Iturs enfants.

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