DE LA PARENTÉ DES ESPECES
« qu'elle lui paraît avare ou trop mystérieuse, « et se féliciter de ce que, à mesure qu'il lève « une partie de son voile, elle lui laisse ence trevoir une immensité d'autres objets trèsce dignes de ses recherches. Car ce que nous « connaissons déjà doit nous faire juger de ce ce que nous pourrons connaître; l'esprit « humain n'a point de bornes , il s'étend à « mesure que l'univers se déploie; l'homme « peut donc et doit tout tenter, il ne lui faut « que du temps pour tout savoir. Il pourrait « même, en multipliant ses observations, voir « et prévoir tous les phénomènes , tous les « événements de la nature, avec autant de « vérité et de certitude que s'il les déduisait «immédiatement des causes; et quel en- « thousiasme plus pardonnable ou même plus « noble que celui de croire l'homme capable « de reconnaître toutes les puissances, et de « découvrir par ses travaux tous les secrets « de la nature 4 ! »
^. Tome IV, p. 210.