DES MODIFICATIONS ACQUISES
La question de Y hérédité des modifications acquises est une des plus importantes de la physiologie générale.
Il n'est aucune de nos races domestiques qui n'ait ses qualités distinctes, qui ne les transmette par la génération, qui ne les doive à des circonstances fortuites. Je dis àdesarconstances fortuites,, car on peut les lui conserver, les lui faire acquérir, les lui faire perdre. Il y a un art de conserver la pureté des races, de les modifier, de les altérer, de produire des races nouvelles.
a Le maintien des variétés, dit Buffon, et a même leur multiplication , dépend de la (( main de l'homme; il faut recueillir de celle a de la nature les individus qui se ressemblent « le plus, les séparer des autres, les unir enu semble, prendre les mêmes soins pour les « variétés qui se trouvent dans les nombreux (( produits de leurs descendants, et, par ces « attentions suivies, on peut avec le temps (( créer à nos yeux, c'est-à-dire ariiener à « la lumière une infinité d'êtres nouveaux « que la nature seule n'aurait jamais pro- « duits 1 ... »
F. Cuvier s'était beaucoup occupé des races. « On est toujours sûr, dit-il, de former « des races, lorsqu'on prend soin d'accoupler « constamment des individus pourvus des « particularités d'organisation dont on veut « faire les caractères de ces races. Ces earac- « tères, produits d'abord accidentellement, se « seront si fortement enracinés, après quel- « ques générations, qu'ils ne pourront plus