‹ De l'instinct et de l'intelligence des animauxChapitre 81 sur 217 · Et ces accidents, ces hasards vont quelquefois bien loin · texte numérisé non relu

Et ces accidents, ces hasards vont quelquefois bien loin

F. Cuvier, comparant les unes aux autres les diverses races de chiens, a trouvé des races à une dent de plus, soit à l'une, soit à l'autre mâchoire, et jusqu'à des races à un doigt de plus, soit au pied de devant, soit à celui de derrière.

176 DEâ RAGES»

chiens à oreilles plus longues, ou à queue plus courte, et qu'on unisse ensemble, pendant quelques générations successives, les individus à oreilles longues ou ceux à queue courte , et l'on aura des races de chiens à oreilles longues , ou des races de chiens à queue courte.

Ce n'est pas autrement que nous faisons toutes nos races d'animaux domestiques.

Nous faisons nos races de grands chevaux^ en unissant ensemble les individus les plus grands.

Nous faisons nos races de petits chiens 3 en unissant ensemble les individus les plus petits.

Nous obtenons ainsi ces petits chiens de nos appartements, cesépagneuls, ces doguins, etc., qui, dit G. Cuvier, « sont les produits « les plus dégénérés, et les marques les plus « fortes de la puissance que l'homme exerce « sur la nature 1 . »

En choisissant, parmi nos béliers et nos

Page 1