‹ De l'instinct et de l'intelligence des animauxChapitre 95 sur 217 · Tome IV, p · texte numérisé non relu

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chambre où il était logé, l'enfoncer dans la serrure, ouvrir la porte. On mettait quelquefois cette clef sur la cheminée, il grimpait alors sur la cheminée au moyen d'une corde suspendue au plancher, et qui lui servait ordinairement pour se balancer. On fit un nœud à cette corde pour la rendre plus courte; il défit ce nœud.

Il n'avait pas l'impatience, la pétulance des autres singes; son air était triste, sa démarche grave, ses mouvement mesurés.

Je fus, un jour, le visiter avec un illustre vieillard, observateur fin et profond. Un costume un peu singulier, une démarche lente et débile, un corps voûté, fixèrent, dès notre arrivée, l'attention du jeune animal. Il se prêta, avec complaisance, à tout ce qu'on exigea de lui, l'œil toujours attaché sur l'objet de sa curiosité. Nous allions nous retirer, lorsqu'il s'approcha de son nouveau visiteur, prit, avec douceur et malice, le bâton qu'il tenait à la main, et feignant de s'appuyer dessus , courbant son dos , ralentissant son pas , il fit ainsi le tour de la pièce où nous

étions, imitant la pose et la majeche de mon vieil ami. Il rapporta ensuite le bâton de luimême, et nous le quittâmes , convaincus que lui aussi savait observer.

Les anciens semblent ne s'être jamais posé le problème de la distinction des espèces.

« On est presque réduit à deviner, » dit G. Cuvier, « quand il s'agit d'appliquer les « noms qu'ils ont employés 1 . » Chose à peine croyable, nous ne savons, d'une manière certaine , ni quelle était leur panthère, ni quel était leur lynx, ni quel était le singe qu'ils nommaient cynocéphale, etc.

Mais que dis-je ici des anciens? Combien n'y a-t-il pas d'espèces , dans Buffon , sur

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