Sous-genre des guenons
3. On y a vu depuis la reproduction d'un cynocéphale , du papion. Le mâle avait pour le petit la plus vive tendresse.
« Hère pour chacun de ses mouvements. »
C'est qu'il est essentiellement conformé pour vivre sur les arbres. Avec ses longues jambes, ses bras beaucoup plus longs encore et sa queue prenante, il passe d'une branche à l'autre , il s'élance d'un arbre à l'autre avec une adresse extrême ; et , comme il se nourrit de fruits , il ne descend presque jamais à terre.
Le coa'Udj, le cayou> etc., sont les singes paresseux du nouveau continent. Les singes paresseux de l'ancien continent sont les loris. Nous avons eu, dans ces dernières années, le loris grêle : tous ses mouvements étaient lents, indolents, mais en même temps légers et adroits.
Les sajous forment une petite famille dont presque toutes les espèces sont encore à déterminer. Brisson en comptait trois ; Linné , quatre; Gmelin, six; Buffon, deux; G. Guvier, quatre : selon F. Cuvier, on pourrait en établir jusqu'à huit.
On a vu la reproduction, dans notre ménagerie, de Y ouistiti, une des espèces les plus
jolies et les plus petites des singes du nouveau monde, et dumaki à front blanc, espèce de ce singulier genre des makis qui , comme on sait, ne se trouve que dans l'île de Madagascar.
Rien n'est plus difficile que de fixer les limites spécifiques des grands chats à pelage tacheté.
Les anciens, particulièrement Oppien, parlent de deux panthères. Buffon, ayant sous les yeux trois de ces grands chats tachetés, donna à l'un le nom de panthère, au second le nom d'once, et le nom de léopard au troisième.
Selon G. Cuvier, la panthère de Buffon est le jaguar; son once est la panthère proprement dite, la grande panthère des anciens ; et son léopard est leur petite panthère.
G. Cuvier distingue la grande panthère de la petite, ou la panthère proprement dite du léopard, par les taches du pelage, lesquelles sont tout à la fois plus petites et plus nombreuses dans le léopard que dans la panthère.
Ce premier point à peu près éclairei , la difficulté reparaît pour la plupart des autres espèces, surtout pour les plus petites. Le serval de G. Cuvier est-il le même que celui de Buffon? Le caracal ou lynx de Turquie, de Perse, etc., est-il le vrai lynx des anciens, comme le croyait G. Cuvier? Ce caracal et celui d'Afrique , celui d'Afrique et celui du Bengale forment-ils autant d'espèces diverses? ne forment-ils que de simples variétés d'une seule espèce, etc., etc. ?
Une espèce de chat, qui se distingue entre toutes les autres par des ongles non rétractiles y est le guépard ou tigre chasseur des Indes. Le guépard de notre ménagerie, décrit par F. Cuvier, avait une grande douceur; il avait la grâce , l'adresse du chat domestique; il recherchait, comme lui, les caresses, et faisait entendre le même petit grognement lorsqu'on le caressait.
Le lion a produit dans notre ménagerie. Le tigre a produit à Londres ; et, ce qui est plus notable, on y a vu, dans ces derniers temps, un métis né du mélange de ces deux espèces.
Notre ménagerie a souvent eu , ou , pour mieux dire, elle a presque toujours les deux hyènes : Y hyène rayée et Yhyène tachetée.
F. Cuvier a vu une hyène tachetée qui avait pour son maître l'attachement le plus vif; et il a vu une hyène rayée « à laquelle, dit-il, « sans la crainte d'effrayer le public , on au- « rait pu donner la même liberté qu'à un « chien. »
Buffon dit que Yhyène est un animal qui, « quoique pris tout petit, ne s'apprivoise pas 1 . » Le naturel des hyènes nous est aujourd'hui mieux connu. Plusieurs officiers de notre armée d'Afrique ont dans leurs habitations des hyènes rayées, et s'y fient si bien qu'ils les laissent libres. On laisse également libre, au Cap, Yhyène tachetée.
La loutre est encore un animal qui s'apprivoise facilement. F. Cuvier en a vu plusieurs qu'on était parvenu à rendre très-familières , et qui ne se nourrissaient que de pain et de lait. Aussi ne partage-t-il pas le doute de