‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 112 sur 170 · NOTICE SUR FRÉDÉRIC CUVIER · texte numérisé non relu

NOTICE SUR FRÉDÉRIC CUVIER

F. Cuvier, pénétré pour son frère d’une admiration qui tenait du culte, semblait chercher à se faire pardonner le bonheur qu’il trouvait à lui appartenir.

C’est pour ce frère qu’il vivait, c’est pour ce frère qu’il s’était fait naturaliste. Quant à lui, il voulut être oublié, et n’ambitionna jamais le succès. .Sa modestie avait un charme particulier; elle était si naturelle, qu’on eût dit que son mérite n’avait pas percé jusqu’à lui.

F. Cuvier fut nommé, le 24 décembre 1837, professeur au Muséum d’histoire naturelle.

Quelques mois après (au mois de juillet 1838), se trouvant à Strasbourg, en tournée comme inspecteur, il se sentit, tout-à-coup, frappé de la môme maladie qui avait enlevé son frère, six ans plus tôt.

Les progrès du mal furent si rapides qu’il dut perdre jusqu’à l’espoir de revoir son fils. 11 mourut en prononçant ces paroles, dernière expression de la sensibilité généreuse de son âme : « Que mon fils mette sur ma tombe : Fré- « dèric Cuvier , frère de Georges Cuvier. »

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