Discours sur la nature des animaux, tome IV, page
« mouches, et fort occupé de la manière dont se « doit plier l'aile d’un scarabée »
Réaumur avait dit, à propos des insectes en ' général : « Nous voyons dans cos animaux, au - « tant que dans aucun des autres , des procédés « qui nous donnent du penchant à leur croire un « certain degré d’intelligence 2 . » A propos des abeilles, il avait parlé de leur prévoyance , de . leurs affections, etc., en termes qui se ressen-., taient un peu trop de son enthousiasme d’ob- * servateur; et, depuis Réaumur, plusieurs naturalistes avaient encore enchéri sur lui. A les
entendre , les insectes auraient surpassé tous les autres animaux en intelligence. Aussi Buffon disait-il avec ironie, « qu’on admire toujours d’au- « tant plus qu’on observe davantage et qu’on rai- « sonne moins 3 . » " *
11 combattit toutes ces prétentions outrées.
« Les animaux, dit-il, qui ressemblent le plus à « l’homme par leur figure et par leur organisa- « tion, seront, malgré les apologistes des insec- •
« tes, maintenus dans la possession où ils étaient « d’être supérieurs à tous les autres pour les qua- « lités intérieures,...; en sorte que le singe, le
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