‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 14 sur 170 · Discours sur la nature dts nnimau.r, lomc IV, page · texte numérisé non relu

Discours sur la nature dts nnimau.r, lomc IV, page

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22 ÉTUDE POSITIVE DE L’iNSTlMCT

« chien , l’éléphant et les autres quadrupèdes , « seront au premier rang ; les cétacés 1 seront au « second rang ; lesi oiseaux au troisième , parce , « que, à tout prendre, ils diffèrent de l’homme « plus que les côtaoôs et les quadrupèdes ; et, s’il « n’y avait pas des êtres qui , comme les huîtres « ouïes polypes, semblent en différer autant qu’il « est possible, les insectes seraient avec raison « les bêtes du dernier rang 2 . »

Buffon ramène donc les insectes à leur véritable place ; et, ce qui est plus important, il marque des degrés dans les facultés intérieures des animaux. Mais, d’une part, il ne voit dans ces facultés intérieures , même les plus élevées, que du mécanisme ; et, de l’autre, Réaumur voit de l’mtelligence jusque dans des animaux très inférieurs, c’est-à-dire dans les insectes.

C’est que la distinction fondamentale entre XI instinct et l’ intelligence desbêtes n’était pas encore faite. Partout Réaumur et Buffon confondent Y instinct et Y intelligence ; partout, en ne croyant nier que l’ intelligence , Buffon nie jusqu’à Y instinct; et Réaumur accorde jusqu’à Yin-

1. Depuis Buffon, les cétacés ont pris leur véritable place, qui, sous le rapport de l’intelligence, les met fort au-dessus de beaucoup d’autres mammifères. Les oiseaux ont donc le second rang.

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