‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 16 sur 170 · I. Traité des animaux, chapitre II, première partie · texte numérisé non relu

I. Traité des animaux, chapitre II, première partie

24 étude positive nF l’instinct entre dire que'tout se fait par mécanisme dans les bêtes, et dire que les bêtes sentent '. 11 lui prouve enfin qu’elles ont de la mémoire, des idées, qu’elles comparent et jugent 1 2 ; mais dès qu’il passe à Y instinct, qu’il veut ramener à l 'intelligence par Y habitude, il perd tous ses avantages. «L’instinct, dit-il, n’est rien, ou c’est un « commencement de connaissance 3 . » Il y a dans cette proposition une double erreur ; l’instinct est un fait , un fait primitif et qui ne peut être 7 réduit en aucun autre , Y instinct est donc quelque chose ; et pourtant ce n’est pas un commencement de connaissance. Ce n’est pas non plus une habitude 4 * , comme le veut Condillac, car f mstinct précède toute habitude.

« La réflexion, dit-il, veille à la naissance des « habitudes; mais à rfiesure qu’elle les forme, elle « les abandonne à elles-mêmes... Par là, ajoute- « t-il, toutes les actions d’habitude sont autant

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