‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 15 sur 170 · CONDILLAC · texte numérisé non relu

CONDILLAC

Quoi qu’il en soit, le premier pas à faire pour . la solution du grand problème des facultés intérieures des bêtes était cette distinction. C’est ce que ne virent ni Réaumur ni Buffon ; et ce que Condillac lui-même, cet esprit si lumineux et si sûr, ne vit pas mieux. Aussi, dans son Traité des animaux, dirigé principalement contre Buffon, se montre-t-il sous deux aspects très différents : admirable de clarté et de précision, tant qu’il ne s’agit que des opérations intellectuelles des animaux, et subtil, embarrassé , confus, dès qu’il s’agit de leurs opérations instinctives.

Buffon convient, comme nous avons vu, que les bêtes sentent. Condillac n’a pas de peine à lui prouver que» si les bêtes sentent, eües sentent comme nous ; car, aiusi qu’il le dit fort bien :

« ou ces propositions, les bêtes sentent et F homme ja sent, doivent s’entendre de la même manière, 4 *« ou sentir, lorsqu’il est dit des bêtes, est un « mot auquel on n’attache point d’idée *. » Il lui prouvp ensuite qu’il y a contradiction formelle

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