‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 21 sur 170 · Page · texte numérisé non relu

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28 ÉTUDE POSITIVE DE L’iNSTINCT

« que à un degré très inférieur à nous, tous les «caractères de l’intelligence qu’ils sentent, « puisqu’ils ont les signes évidents de la douleur « et du plaisir ; qu’ils se ressouviennent, puis- « qu’ils évitent ce qui leur a nui et recherchent « ce qui leur a plu ; qu’ils comparent et jugent, *« puisqu’ils hésitent et choisissent; qu’ils réflé- « chissent sur leurs actes, puisque l’expérience « les instruit et que des expériences répétées rec- « tifient leurs premiers jugements 2 3 4 . »

Les animaux ont donc de l’intelligence. Mais quelle est la limite précise de cette intelligence? C’est là qu’est évidemment toute la difficulté. Or, cette limite n’est pas une ; et l’on a fait ici, en prenant toutes les bêtes en masse, une confusion . du même genre que celle que l’on a faite en ne voyant qu’un seul principe, tour à. tour mécanique 3 ou intelligent*, dans toutes leurs opérations intellectuelles et instinctives.

Je l’ai déjà dit, Y instinct est une force primi- . tive et propre comme la sensibilité , comme l’*>ritabilitè, comme Y intelligence. 11 y a de Yinatinct jusque dans l’homme : c’est par un instinct

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