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se construit un nid, tiennent à des inslmcts primitifs et déterminés. La vérité est que c’est par instinct que certaines espèces sont sociables; que d’autres font des provisions; que d’autres, dans la classe des oiseaux, émigrent ou voya- <► gent.
Mais, celte confusion d’un certain nombre de phénomènes de l 'instinct avec les phénomènes de l’ intelligence proprement dite* une fois mise à part, l’ouvrage de G. Leroy reprend toute son importance. C’est l’étude la plus approfondie qu’on eût faite encore des facultés intellectuelles des animaux. L’auteur y suit pas à pas le développement, et, si l’on peut ainsi dire, la généra-* * tion de ces facultés. Il voit la sensation et la mémoire suffire à la plupart des actions des bêtes 1 ; l’expérience rectifier leurs jugements 2 ; l’atten- • tion et l’habitude de la réüexibn étendre leur intelligence 3 . Il montre l’éducation des jeunes animaux se fondant sur leur mémoire ; il parcourt les anneaux successifs de cette chaîne qui conduit l’animal du besoin au désir, du désir à l’at- . tention, et de l’attention à l’expérience 4 ; et il . conclut enfin que « les animaux réunissent, quoU