‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 37 sur 170 · La Fontaine A dit · texte numérisé non relu

La Fontaine A dit

Descartes, ce mortel dont on eût fait' un dieu

Chez les païens, et qui lien t le milieu ■

Entre l’homme et l’esprit, comme entre l'huitr.e et l'homme Le tient tel de nos gens, franche bêle de somme../..

pose aussi, « quelque part, des animaux raison- a nables qui nous passent. »

Venons à Leibnitz, parlant avec plus de rigueur. Alors il déclare, nettement que le plus stupide des hommes est infiniment supérieur à la plus spirituelle des bêtes.

« Le plus stupide des hommes, dit-il, est in- « comparablement plus raisonnable et plus docile « que la plus spirituelle de toutes les bêtes, quoi- « qu’on dise quelquefois le contraire par jeu d’es- « prit L » t

Leibnitz cite et approuve ces paroles de Locke :

« Nous ne saurions nier que les bêtes n’aient de « la raison dans un certain degré. Et, pour moi,

<( il me paraît aussi évident qu’elles raisonnent « qu’il me parait qu’elles ont du sentiment.

« Mais c’est seulement sur les idées particulières ‘ « qu’elles raisonnent, selon que les sens les leur « présentent »

Là se trouve, en effet, la limite des bêtes : elles sont purement empiriques 3 ; elles rie font que se régler sur les exemples 4 ; elles ri arrivent jamais à former des propositions nécessaires 5 ; tout s’y

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