‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 40 sur 170 · Essai sur l'eulaidemem humain, liVrc 11, 'chapitre XI · texte numérisé non relu

Essai sur l'eulaidemem humain, liVrc 11, 'chapitre XI

point d’abstractions. «Je crois être en droit de « supposer, dit-il, que la puissance de former des « abstractions ne leur a pas été donùée, et que « cette faculté de former des idées générales est « ce qui met une parfaite distinction entre l'homme « et les brutes 1 . » , .*

Leibnitz répond à Locke : x( Je suis du môme « sentiment....; je suis ravi.de vous vjoir si bien « remarquer les avantage? de la nature hu- «maine 2 3 . » ..

Les animaux ne font donc point d’abstractions. Ne faisant point d’abstractions, ils n’ont point de langage, cette création la plus abstraite de toutes les créations de l’esprit humain. « Et l’on ne sau- « rait dire, continue Locke, que c’est faute d’or- « ganes propres à former des sons articulés, « puisque nous en voyons plusieurs qui peuvent « rèudre de tels sons et prononcer des paroles «. assez distinctement».. D’autre part, les hommes « qui, par quelque défaut dansles organes, sont « privés de l’usage de la parole, ne laissent pour- « tant pas d’exprimer leurs idées universelles par u des signes qui leur tiennent lieu -de termes « généraux... *.».•>•

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