Biographie universelle . — Vie de Bonnet
3. Hypothèse sur l’âme des bêles et leur industrie, tome VIII, .page 360. Ncufchâtel, 1783.
Il part de ce fait, que le principe des mouvements volontaires est dans le cerveau.
Il veut ensuite que chaque idée réponde à une fibre du cerveau, que chaque idée ait sa fibre. Or, selon Bonnet, ces fibres se lient, se combinent, s’associent entre elles, comme les idées. Quand je me livre à une combinaison d’idées, il se produit, dans mon cerveau, une combinaison de fibres ; et c’est en vertu de cette combinaison de fibres que tous mes mouvements voulus s’exécutent.
Supposons maintenant que ces combinaisons de fibres, acquises chez moi, sont originaires dans l’animal ; .et l’instinct des bêtes sera expliqué. Les bêtes feront naturellement, primitivement,
- sans imitation, sans expérience, foutes ces mêmes choses que je ne puis faire, moi, sans les avoir apprises, sans préparation, sans étude '.
•1. «Un architecte, dit Bonnet, ne Construit un bâtiment que « parce qu’il en a conçu le plan. L'invention ou le dessein est « le fruit dé l’étude et du travail. Mais quels effets cette étude « et ce travail ont-ils produits dans son cerveau P Ils ont donné « A différentes fibres et ^différents faisceaux de fibres des dé- « terminaisons particulières et coordonnées qu’ils ont conser- « vées, et en conséquence desquelles l’âme de l’architecte a « opéré...» — « Le cerveau de i'ajairnal ne contiendrait-il « point originairement un système représentatif de l’ouvrage • et des moyen» relatifs à l’exécution, «t ce système de fibres « ne le placerait-il point, à sa naissance, précisément dans le « même état où une étude de plusieurs anûées place l’archi-''
« lecte? » (Tome VIH, page 3G9.) ’ >