‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 43 sur 170 · DE L’ESSAI ANALYTIQUE SUR L’AME, DE BONNET · texte numérisé non relu

DE L’ESSAI ANALYTIQUE SUR L’AME, DE BONNET

L’hypothèse de Bonnet sur l’instinct des bêtes n’est qu’un cas particulier de son hypothèse générale sur ce qu’il appelle la mécanique de nos idées *.

Voici le raisonnement de Bonnet. - . '

L’homme n’est ni un corps seul, ni un esprit seul ; c’est un esprit joint à un corps. Tout ce qui - se passe dans l’esprit a donc quelque chose qui lui correspond dans le corps ; tout ce qui se passe dans le corps, quelque chose qui lui correspond dans l’esprit.

Les idées nous viennent des sens 2 ; la partie principale du sens est le nerf; 4e nerf se compose de fibres; le cerveau lui-même, origine de tous les nerfs, n’est qu’un faisceau de libres.

Or, de ces fibres du cerveau, les unes sont • sensibles, les autres intellectuelles 3 : par les premières, l’âme sent; par les secondes, elle pense.

Le mouvement, la vibration de chaque fibre intellectuelle donne une idée ; si une seule fibre est en mouvement, on h’a qu’une idée ;- on a plusieurs idées si plusieurs fibres se meuvent.

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