Tome I, page
cesse de l’auteur dè tant de merveilles ; c’est là ce qui fait le charme du livre'; tout, dans la nature, est entendement, art, sagesse, prévision et fin : à chaque pas, la perfection de l’ouvrage nous révèle l’industrie de l’artisan. - .
DU LANGAGE DES BÊTES.f . • . -
Aristote se borne à dire que quelques animaux « sont capables d’entendre les sons, et de discerner la variété des signes 1 . » ■ .
Plutarque reconnaît aussi que « les animaux « n’ont que des voix, et point de langage 2 . »
Montaigne n’est pas aussi sage, 11 veut que les bêtes aient un langage ; nous ne l’entendons ,
point, il est vrai; mais, à qui la faute? ,
« C’est à deviner, dit-il, à qui est la faulté de « ne nous entendre point; par nous ne les enten- « dons pas plus qu’elles nôus : par cette mésme « raison , elles nous, peuvent estimer bestes, .
« comme nous les^en estimons *. » >
1. «Quelques animaux participent à une sorte de capacité * ■ d’apprendre et de s'instruire, tantôt’ en prenant des leçons
• lés uns des autres, tantôt en les recevant dë l’homme; ce « sont cenx qui sont capables d'entendre : je ne veux pas dire « seulement d’entendre lés différents sons, mais, de plus, de « discerner la variété des signes. » ( Histoire des animaux, livre IX, page 533. )