DE LA LIBERTE
Je l’ai déjà dit dans le premier chapitre de cet ouvrage : les animaux font plusieurs choses indépendamment des besoins présents, et par la seule prévoyance des suites. Or, Wsx\q prévoient qu’en conséquence des impressions éprouvées ; ils réfléchissent donb jusqu’à un certain point sur ces impressions ; ils ont donc une oertaine espèce de réflexion. Mais ils n’ont pas la réflexion que ''nous avons définie Y action de V esprit sur l’esprit. fis pensent sans savoir qu’ils pensent. Les actes de leur esprit sont , sans avoir la connaissance
qu'ils sont ; et c'est cette connaissance Seule des actes de l’esprit par l’esprit qui constitue la réflexion.
• 1! en est de la liberté comme de la réflexion.
Malebranche a défini la liberté par Yintelli- < jmce , et avec grande raison : la liberté n’est que Y intelligence qui juge, qui délibère, qui choisit ; et, par conséquent, il y a autant de degrés pour la libei'té qu’il y en a pour Y intelligence.
F. Cuvier dit très bien que certains animaux sont libres par rapport à d'autres : « Les auaic drumanes et les carnassiers , dit-il , sont en « quelque sorte des animaux libres en oomparai- « son des insectes. »
La liberté n’est donc qu’une conséquence donnée de Y intelligence. y " - % *
Les animaux ont donc un certain degré, une certaine espèce de libertè x comme ils ont une certaine espèce de réflexion.