‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 48 sur 170 · CONCLUSION DES D£UX PREMIERS CHAPITRES · texte numérisé non relu

CONCLUSION DES D£UX PREMIERS CHAPITRES

Toutes mes études me ramènent donc toujours ' à mes conclusions précédentes. ,

, Il y a trois faits : l’instinct, Pintelligence des hôtes, et l’intelligence de l’homme ; et chacun de ces faits a sa limite marquée. .

L’instinct agit sans connaître; l’intelligence connaît pour agir; P intelligence seule de Y homme connaît et se connaît. . • ; - . •

La réfiexion y bien définie, est la connaissance de la pensée par la pensée.

Et ce pouvoir de la pensée sur la pensée nous donne tout un ordre de rapports nouveaux. Dès que l’esprit se Voit, il se juge ; dès qu’il peut agir sur soi, il est libre;- dès qu’il est libre, il devient moral. v

L’homme n'est moral que parce qu’il est libre.

L’animal suit le corps : au miliëu de ce corps, qui l’enveloppe partout dé matière, l’esprit humain est libre, et si libre qu’il peut, quand il le veut, immoler le corps môme.

t}8 DE QUELQUES OPINIONS CÈLÈBKES

« Le grand pouvoir de la volonté sur le corps « consiste, dit Bossuet, dans ce prodigieux effet, « que l’homme est tellement maître de son oorps « qu’il peut même le sacriGer à un plus grand « bien qu’il sé propose. Se jeter au milieu des « coups et s’enfoncer dans les traits par une im- « pétuositô aveugle , comme il arrive aux ani- « maux, ne marque rien au-dessus du corps; « mais se déterminer à mourir avec connaissance « et par raison, malgré toute la disposition du « corps , qui s’oppose à ce dessein, marque un « principe supérieur au corps; et, parmi les ani- « maux, l’homme est le seul où- se trouve ce

« principe »

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