Traité des sensations . troisième partie, chapitre III
3. * Il semble qu'on ne sache pas qu'il y a de la différence « entre voir et regarder ; et cependant nous ne nous faisons < pas des idées aussitôt que nous voyons ; nous ne nous en fai-
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appreuons à regarder, à discerner, à analyse)-.
Je ne fais plus qu’une seule remarque. C’est qu’une première difficulté, dont il faut se débarrasser en lisant Condillac, se trouve dans l’emploi de certaines expressions qui ne sont pasjustes, et que Condillac Sait très bien n’ètre pas justes.
Ainsi, par exemple, il dit : que le toucher seul juge des objets extérieurs par lui-même 1 ; que les autres sens n’en jugent que par le toucher' 1 -, que e’est le toucher qui instruit les autres sens 3 , etc.
Et cependant H avait dit ailleurs que les sens ne sont que cause occasionnelle; qu’ils ne sentent pas; que c’est l’âme seule qui sent à l’occasion des organes 4 .
A n’employer ici qu’un langage rigoureusement précis, c’est donc Yesprit seul qui sent , V esprit seul qui juge, Yesprit seul qui s "instruit. Aucun sens n’en instruit un autre, L'esj/rit Seul s' instruit' en corrigeant lin sens par l’autre, ou, à parler plus exactement encore, en corrigeant les impressions d’un sens par les impressions d’un autre.
« sons qu'autant que nous regardons avec ordre, avec mé- « thodc. En un mot, il faut que nos yeux analysent... » Ibid.