Discours sur la nature des animaux
comme lui, observateur d’une habileté rare, croit avoir découvert le langage des fourmis.
Il l’appelle langage antennal, « parce que les « antennes, organes du toucher, en sont, dit-il, « le principal instrument \ »
. Je crains bien que le langage antennal de Pierre Huber ne ressemble un peu trop au Dictionnaire des Corbeaux de Dupont de Nemours.
La vérité est que la nature, ou plutôt l’Être suprême qui agit en elle, n’a répândû les dons supérieur de l'intelligence que d'une main avare. Elle n’a donné la raison qu’à l’homme. Elle n’a donné Y intelligence, du moins un certain degré d’ intelligence , qu’aux animaux les plus voisins de l’homme. Au contraire, elle a prodigué Y instinct. Les instincts les plus merveilleux se trouvent dans les plus petits animaux, dans les insectes.