DE LA PARENTÉ DES ESPÉCEE
Buffon avait déjà vu des métis de chien et de loup * ; et, depuis longtemps, notre ménagerie en a constamment.
Le chien et le chacal produisent aussi, quand on les unit ensemble. D’après ce que je viens de dire, on devait s’y attendre ; cependant les faits certains de cett q production croisée manquaient encore 1 2 avant mes expériences.
L’accouplement d’un chacal avec une chienne m’a donné, en 1845, trois petits. L’un d’eux a le pelage gris-fauve du père; le pelage des deux autres est un peu plus noir ; la mère est noire.
Ces trois métis (disaisrje en 1845), élevés au milieu de petits chiens de leur âge, en diffèrent d’abord par des allures brusques, farouches : ce sont trois sauvages au milieu d’un peuple civilisé.
D’un autre côté , leur première dentition marche beaucoup plus vite que celle -des petits chiens.
Mais, ce qui les distingue surtout de ces petits chiens, c’est qu’ils ont les deux poils de tout ani-