‹ De l'instinct et de l'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 82 sur 170 · Tome 11, p. 497 ( Oiseaux · texte numérisé non relu

Tome 11, p. 497 ( Oiseaux

ET DES RACES

sont dans nos mains, et l’on peut aiséihent juger de toute la puissance de ces dernières causes par leurs effets. Aucun genre naturel de nos catalogues ne montre des différences aussi fortés que celles de nos animaux domestiques de même espèce. Le lion et le tigre ne diffèrent pas plus l’un de l’autre que le chat d’Espagne ne diffère du chat d’Angora ; le loup et le chacal se ressemblent plus que le chien dogue et le chien lévrier. Or, ces différences, plus grandes que celles qui, dans l’état sauvage, séparent une espèce de l’antre, ce sont des circonstances fortuites, c’est la domesticité, c’est l’homme, qui les produisent.

Et il ne faut pas croire, quoiqu’on le répète sans cesse, que les animaux dégénèrent en devenant domestiques. L’action de la domesticité tend, au contraire, à développer: elle accroît la . taille de presque tous les animaux que l’on soumet à son influence, le volume de la queue dans certains moutons, le nombre des cornes dans - quelques autres, le poil du chat angora, etc.

Tous ces développements , une fois acquis , se transmettent par la génération.

C’est même à cette transmissibilité des modifications acquises , et à cette transmissibilité seule, que nous devons toutes nos races.

Nous avons vu le caractère du genre dans la

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