L'INSTINCT DE CONSTRUCTION. — L'ARAIGNÉE AQUATIQUE
M. Blanchard a fait un tableau fidèle et animé du travail auquel se livre l'épinoche pour construire son nid. Après avoir choisi l'endroit où il veut l'établir, le mâle pénètre dans la vase, la tête la première, et s'enfonce de plus en plus jusqu'au point de disparaître. 11 tourne alors rapidement sur lui-même et pratique un trou cylindrique, puis il se met en quête de filaments végétaux qu'il saisit avec la bouche et qu'il porte à son trou. Là, il les dépose, pèse dessus avec son corps, les enchevêtre, les tasse, de manière à former un tissu feutré. Il continue ainsi jusqu'à ce cju'ilait formé une sorte de manchon; il achève alors son ouvrage en lissant les parois et en les luBréfiant à l'aide d'un liquide épais et visqueux qui suinte de ses flancs. Le nid est prêt, l'incubation va suivre. Nous ne le suivrons pas dans ce nouveau travail d'ailleurs fort intéressant. Ce n'est pas notre objet.
On n'apoint encore trouvé, que nous sachions, une épinoche qui procède autrement que les autres, et parmi tant de poissons témoins des travaux de l'épinoche, quel est celui qui l'a imitée?
L'araignée aquatique. — Une cloche à plongeur.
Terminons par l'exemple qui n'est pas le moins
intéressant, la construction du nid de l'araignée
aquatique. *
Cette araignée est petite, de couleur brune, légèreineni. velue ; elle vil dans l'eau ou à la surface de l'eau, sur les feuilles des plantes aquatiques. Comme elle est ôi^anisée pour respirer l'air en nature, il lui en faut toujours «ne petite provision dans l'eau où elle £ait de fréquentes stations. Comment va-t-elle s'y
prendre? Observons-la :1a voici qui nage sur le dos comme un nageur qui fait la planche; pendant ce temps elle rassemble entre ses menus poils de microsooiàques perles d'air qui lui donnent un aspect brUlant-et argenté; ceci fait elle plonge, rassemble c#tte enveloppe aérienne et en fait une bulle unique