Les Hymnes de Santeul sont de véritables odes
DE L INSTRUCTION. ÔOJ
où sont développées toute l'élévation et toutes les grâces de la poésie. Il n'en existe pas de bonne traduction, pas même celle de l'abbé Saurin, qui est en vers.— L'édition la plus complète des OEuvres de ce poète est celle qu'a donnée Pinel de la Martellière, en 1739, 3 vol. in-12.
y 58. Le P. Vanière, Jésuite, est auteur du Prœdium rusticum, poème admiré de tous les connaisseurs en poésie latine. Berland d'Halouvry en a donné une traduction fort bonne, sous le titre d'Economie rurale , en 1756, 3 vol. in-12.
759. La société des Jésuites semble avoir été l'asile des Muses latines vers la fin du xvire. siècle et le commencement du xvrne. Aux œuvres poétiques des PP. Rapin et Vanière, il faut joindre celles de la Rue, de Sanadon , de Brumoy et de Desbillons. Les Fables de ce dernier rappellent le génie de La Fontaine. Il en a publié lui-même une édition, avec la traduction française, à Manbeim, 1779, a vol in-8°.
Poëte.s italiens.
760. Le Dante est regardé comme le père de la poésie Italienne. Son poémeporte pour titre, La Divine Comédie; elle comprend l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis. On n'en connaît qu'une médiocre traduction complète, par le comte d'Estouteville. — L'Enfer a été traduit par Moutonnet de Clairfons. Paris, 1776, in-8". Rivarol en a donné une nouvelle traduction en 1783, in-S°. Il y a des personnes qui préfèrent la première. — M. Artaud a traduit le Paradis et le Purgatoire.
7G1. Pétrarque, l'un des premiers poètes classiques de l'Italie, fut encore l'un des littérateurs les plus distingués : il dut cependant sa plus grande célébrité à l'expression d'un sentiment pur et délicat que les Muses latines n'avaient point connu. Ses œuvres poétiques perdent beaucoup dans une traduction : on ne peut qu'en pressentir le mérite dans les Mémoires qu'a donnés l'abbé de Sade, en 1764, 3 vol. ii.-\.
5o4 DE l'instruction.
762. L'Àrioste est célèbre par son poëme de Roland furieux, imité du Roland amoureux du Boiardo. Mira* baud en a donné une faible traduction. Celle du comte de Tressan rappelle souvent les grâces et l'élégance de l'original. On trouve cependant des personnes qui préfèrent, comme plus correcte et plus exacte, celle qu'ont donnée Panckoucke et Framery en 1787, 10 vol, w-18, avec le texte.
763. Le Tasse. Son poëme de la Jérusalem délivrée peut être regardé comme un chef-d'œuvre de l'esprit humain; mais, pour en sentir tout le mérite sous le rapport du style, il faut pouvoir le lire dans l'original. Il en a paru plusieurs traductions françaises. On donne la préférence à celle de M. Le Brun, qui parut en 1774 • e^e a été réimprimée , avec des corrections de l'auteur, en i8o3, si vol. in-8". — M. Baour-Lormian en donne une en vers , dont il paraît déjà 3 vol. in-8°. Paris, 1818. — L'Aminte, du même, n'a pas moins de célébrité que la Jérusalem délivrée. Cette pastorale, dont nous avons plusieurs traductions en prose, a été traduite en vers, en 1784, par M. de Choiseul-Meuse.
. 764. Tassoni. Le poëme de la Secchia rapita (le Seau enlevé) est regardé comme un des beaux monumens de la langue italienne. M. Creusé de Lesser en a donné une imitation en vers. Paris, i8o5, 2 vol. in-iS.
76:). Guarini est auteur du Pastorfdo (le Berger fidèle), pastorale imitée de FAminte. Elle a eu un grand nombre d'éditions, et pas une traduction supportable.
76G. Boaarelli. La Philis de Scirc est encore une pastorale que les Italiens estiment beaucoup. La version que l'on préfère est celle que donna Dubois de Saint-Gelais en 1707, 3 vol. in-xi. Il n'y en a pas de plus récente.
707. Sanna/.ar. Ce poëte, qui a fait de très-beaux vers latins, a composé en Italien une pastorale intitulée l'Arcadie. Ce sont des peintures très-agréables et très-variées de la vie champêtre. Pecquet en a donné, en 1737, une assez bonne traduction, in-\i.
DE L INSTRUCTION. 3o5
768. Apostolo Zeno, poëte dramatique et lyrique, a beaucoup puisé dans Corneille, Racine et La Motte. On a une traduction de quelques-uns de ses drames en 2 vol.,
j6y. Métastase est célèbre par les succès que ses pièces de théâtre ont obtenus à la cour de Vienne. Son recueil fait encore les délices de tous les amateurs de la belle poésie. On a donné à Paris une très-belle édition de cet auteur en 19 vol. in-8°. ; et Richelet une traduction fort estimée. Paris, 1700 à 1761, ia vol. in-\-i.
770. Parmi les auteurs dramatiques , il ne faut point publier le marquis Maffei, célèbre par sa Mérope , traduite par Fréret ; — Goldoni , dont les principales pièces ont été traduites par M. Amar-Durivier en 1801, 3 vol. îb-80.j — et Alfieri, auteur d'un génie très-fécond et trèsexalté. Il ne faisait pas cas des tragiques français, et il n'avait pas lu les grecs. On peut juger du mérite de ses tragédies, toutes remplies de sentimens patriotiques, par la traduction qu'en a donnée M. Petitot en 1802, 4 vol. in-S".
771. Marcbetti a donné une excellente traduction de Lucrèce en vers italiens; et Cesarotti, qui avait déjà traduit Homère, une version non moins élégante d'Ossian. Algarotti, Dotti, Parmi, sont des poètes modernes trèsdistingués : et que d'éloges ne devrait-on pas au génie de Casti, si sa muse était un peu plus modeste?
772. On trouvera réunis tous les bons poëte's italiens, tant anciens que modernes , depuis le Dante jusqu'à Cesarotti, dans la collection donnée sous le titre de Par» nasso italiano. Venise, 1784-1790, 47 vol. in-12.
Poètes français.