POÉSIE
722. La M\thologie comparée avec l'Histoire, par l'abbé de Tressan; 3e. édition. 4 vol. in-\%.fg.
723. L'Origine des Dieux du paganisme, etc., par Bergier. Paris , 1767, 2 vol. in-12.
72 4. Dictionnaire de la Fable, par Chompré, augmente par M. Millin. Paris, 1801 , <«-8°.
725. Les quatre poétiques d'Aristote, d'Horace, de Vida et de Despréaux, avec les traductions et des remarques, par Batteux. Paris, 1771, 2 vol. in-8°.
726. Réflexions critiques sur la poésie et sur la peinture, par Dubos. Paris , 1755, 3 vol. i/1-12.
727. Histoire de l'origine et des progrès de la poésie dans les différens genres; traduite de l'anglais du docteur Browne, par Eidous. Paris, 1768, in-8°.
Poètes anciens. — Grecs.
728. Tableau abrégé de l'antiquité littéraire, ou Dictionnaire des poètes grecs et latins, suivi de courtes notices des auteurs, parM.Lanteires. Lausanne, i7ui,i«-8°.
739. Notice des poètes grecs, sous le titre iïEtrennes du Parnasse, par J. B. Milliet. Paris, 1771, 2 vol. in-12. — Le même auteur a donné la notice des poètes latins sous le même titre. Paris, iyj3, 4 vol. in-11.
730. L'Iliade et l'Odyssée d'Homère , traduites par Bitaubé. Nouvelle édition, Paris, 1818, 4 vol. in-8". C'est la traduction en prose la plus estimée. — Ces deux poèmes ont été traduits en vers par Rochefort. Paris, 1780, 2 vol. i«-4°., et depuis par M. Aignan. — La traduction de l'Iliade, par M. Le Brun, est fort recherchée.
73 1. Héro et Lcandre, de Musée. Il y a plusieurs traductions de ce poëme. Celle de M. de la Porte du Tbeil, avec le texte, est la meilleure. Paris, 1784 , in~\i.
732. Les Travaux et les Jours d'Hésiode. Borgîer a donné de ce poème une bonne traduction , qu'il a ajoutée à son origine des Dieux du paganisme. Paris, 1774^ a vol. 1W-12.
733. L'Expédition des Argonautes, par Apollonius de Rhodes. M. Caussin a publié en 1796, in-8"., une traduction très-estimable de cet ouvrage.
734. Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane. La nouvelle édition du Théâtre des Grecs, sous le nom du P. Brumoy, donne une connaissance exacte de ces quatre poètes dramatiques. Elle est enrichie de nombreuses corrections et additions importantes, par MM. de Rochefort, duTlieil, Dupuis et Brolier. Paris, 179-5, l3 vol. in-8".
La meilleure traduction d'Eschyle est celle qu'a publiôe séparément M. du Theil. Paris, 1795, 2 vol. in-8".
DE L INSTRUCTION. 2gg
^35. Anacréon. Ses Odes ont été traduites dans toutes les langues. La traduction d'Henri Etienne, en latin, me semble la meilleure. — Parmi les traductions en vers français , on peut distinguer celles de Poinsinet de Sivry, Paris, 1708; de M. Anson, avec d'excellentes notes, Paris, 1795, in-\i; et celle plus récente de M. de Saint- Victor, Paris, 1818, i«-8°. Moutonnet de Clairfons a ajouté à la traduction qu'il a donnée d' Anacréon, celle de Sapho, Bion, Moschus et Théocrite. Paris, 1781,3 vol. in-iî.
73G. Pindare. On peut indiquer trois bonnes traductions des Odes pythiques de ce poète : celles de Chabanon, en 1771, in-8°. ; de Vauvilliers, dans son Essai sur Pindare, réimprimé en 1776, in-12; et de Gin, avec de savantes notes, en 1801, in-S'. — M. Tourlet a donné une traduction complète de Pindare, avec le texte et de6 notes. Paris, 1818, 2 vol. in-8\
737. Callimaque. Ses Hymnes en vers élégiaques ont été traduits en prose, par M. du Theilj cette version a toute l'élégance et les grâces de l'original. Elle a paru avec le texte grec en 177 5 , in-8"., et en 1793, 1 vol. in-12.
Poètes latins anciens.
738. Je n'indique ici que les traductions des poëte3 latins, comme je l'ai fait pour les poètes grecs. Ceux qui voudront les comparer avec les bonnes éditions des originaux, trouveront celles-ci dans les collections rapportées à la fin du Dictionnaire de bibliographie de Fournier; entre autres, la collection des Variorum, in-$o. celle des auteurs ad usum Delpliini , m-4°.; celle de Baskerville, Birmingham, in-i°. et DI-80.; celle de Brindley, Londres, in-iS , et celle de Barbou, Paris, in-li,
739. Plaute et Térence. On n'a que quelques pièces de Plaute traduites par madame Dacier. et une seule par le P. Dotteville. — La même dame a traduit les six Comédies qui nous restent de Térence ; elles ont été mieux
Traduites, et enrichies de notes fort savantes, par l'abbé le Monnier, en 1771, 3 vol. in-S'\
740. Le poëme de la Nature des choses, par Lucrèce, a été traduit par Panckoucke en 1768, 2 vol. i/1-12; et par Lagrange, 2 vol. in-8". — Il y en a une traduction en ^ers, par Le Blanc. Paris , 1788, 3 vol. in-80.
7-i 1 . Catulle , Tibulle et Properce. On estime la traduction du premier, par M. Noël. Paris, i8o3 , 2 vol. in-S°. Les deux autres ont été traduits par M. de Longchamp : Properce, en 1772, in-8n.; et Tibulle, en 1776, wa-8°. — On cite aussi une traduction des Élégies de Tibulle par le comte de Mirabeau; elle est de M. La Chabeaussière, tpii l'a réclamée. — M. Mollevaut a traduit aussi les Élégies de Tibulle. Paris, 1816, 5e. édition, rn-18 : il a donné également une traduction de Catulle et Properce, 1816, w-18.
742. Virgile. Parmi les nombreuses traductions de ce poëte, on peut choisir la traduction complète de Binet, en prose très-élégante, Paris, i8o5, 4 vol. in-11; — Celle des Géorgiques et de l'Enéide en vers par J. Delille, dont les meilleures éditions sont depuis 1783. — La traduction de Gaston est assez estimée. Paris, 1806, /w-8°. Les Églogues, cpii n'avaient pas élé traduites en vers par Delille, l'ont été par M. Tissot. Paris, 1800, i«-8°.; par Langeac,
1806, et par Firmin Didot, même année.
743. Horace, dont le P. de la Rue a donné une édition avec des notes et une interprétation très-commode pour ceux cpii ne savent pas très-bien la langue latine, a eu plusieurs traducteurs en prose; entre autres, Dacier, le P. Tarleron, le P. Sanadon, l'abbé Batteux, etc. La traduction de Binet est une des meilleures. Paris, 1783, 2 vol. iw-ia. — Celle de M. Daru, en vers , réunit tous les suffrages : elle est remarquable par l'élégance, le naturel et l'harmonie; c'est le poëte lui-même dans un autre idiome.
744. Ovide. Les Métamorphoses ont été traduites en vers par Saint-Ange, avec succès. Paris, 1800, 3 vol. in-8°,
DE L INSTRUCTION. ÔO I
— Les Fastes, par M. Baveux : cette traduction élégant»? et fidèle est enrichie de notes très-précieuses. — L'Art d'aimer, et le Remède d'amour, par M. A. D. L. , 1802 , in-8°. — Il n'y a de traduction complète de ce poète que celle de Martignac, en 9 vol. in-12 ; mais elle est de la fin du xvii . siècle. — Les Héroïdes ont été traduites en vers par M. de Boisgelin, en 1784, in-8°.
74 ->• Phèdre. Ses fables, imitées d'Ésope, ont été traduites en vers français, par Denise, en 1708, in-12. — M. Gail en a donné une bonne traduction, que l'on trouve dans l'ouvrage intitulé : Les Trois Fabulistes, Ésope, Phèdre et La Fontaine. Paris, 1796, 4 vol. '«-8°.
l'\fi. Perse. Ses satires ont été plusieurs fois traduites en prose et en vers : la traduction moderne que l'on préfère, est celle de Sélis, publiée en 1777, i«-8°.
747- Juvénal. Le P. Tarteron a donné, en 1700, une bien faible traduction de cet auteur. Celle de Dusaulx, qui est très-bonne, a été réimprimée avec des corrections en 1782 , a vol. in-8°. — Il en a paru récemment une traduction en vers, par M. Raoul, dont on fait beaucoup de cas. La 2f. édition est de 181 5, 4 vol. in-8".
7 48. La Pharsale de Lucain a été bien maussadement traduite en prose par l'abbé de Marolles; et en vers, par Brébeuf. Il faut s'en tenir à la traduction peu littérale, mais fort bien écrite, de Marmontel. Paris, 1766, a vol. in-8°. — 11 y a de celle-ci une nouvelle édition, revue et augmentée du supplément de Thomas May , traduit pour la preni'ère fois en français par M. Amar, etc., latin et français. Paris, 1816, a vol. in-12.
- [g. Pétrone. Son poème de la Guerre civile entre César et .Pompée a été traduit en vers par le président Bouhier; on l'a inséré dans le Recueil de ses diverses traductions. Paris, 1738, in-12. — M. de Guérie en a donné une nouvelle traduction, avec de savantes notes. Paris, 1799, («-8°.
7 jo. Stace a composé deux poèmes héroïques, la Thébaïde et l'Achilléide. M. Coiiuiliiule a donné la traduc-
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tion de ces deux ouvrages. — Les Sylves , du même auteur, ont été traduites par M. de la Tour. Paris , i8o3, ùi-S°.
7$i. Claudien. Ses œuvres, qui comprennent les deux poëmes de l'Enlèvement de Proserpine et le Consulat d'Honorius, ses invectives, ses épithalames, etc., ont été traduites pour la première fois par M. de la Tour, avec le texte et des notes. Paris, 1798, 2 vol. in-S°.
j5'i. Ausone. Il n'y a d'estimable dans les œuvres de cet auteur que le poëme de la Moselle , l'Amour fustigé, des épigrauimes et quelques cpîtres; ce qui n'a pas empêché l'abbé Jaubert de donner une traduction complète de ce poète en 4 vol. in-11, Paris, 1769.
Poètes latins modernes.
753. Jérôme Vida. L'abbé Batteux a donné de son Art poétique une traduction qu'il a jointe à l'ouvrage des Quatre poétiques , etc. Paris, 1771, a vol. in-&°.— On a du même auteur un poëme sur les vers à soie, que M. Crignon a traduit en 1786, w-n.
754- L'Art de la peinture, poëme latin de Charles du Fresnoy, a été mis en français par Roger de Piles. Cette traduction surannée a été retouchée par Querlon en 1753. M. Renou en a publié une en vers en 1789, i«-8°.
755. La Callipédie, ou l'Art d'avoir de beaux enfans, poëme latin , par l'abbé Quillet , avec une épître dédicatoire au cardinal Mazarin, en i636 — M. Caillau, médecin à Bordeaux, en a donné une traduction avec des variantes et le texte latin, en 1799, in-8°.
756. Le poëme des Jardins du P. Rapin est l'un des meilleurs qui aient paru depuis le siècle d'Auguste. MM. Voyron et Gabiot en ont donné, sous le voile de l'anonyme, une fort bonne traduction en 1782, 1/2-80.-— La meilleure édition du texte est celle de Barbou, 1780, in-11.