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~ -- Les BkaDmrs poètes rvriqoes français , après Ronsard, Malherbe et J. B. Rousseau , sont,
Le Franc de Porcpignan, dont les poésies sac:
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poétique. — Le Pertefeu: , 3 roi.
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dans le huitième volume de la ;
Poi'tes bucoliques.
796. On cite dans ce genre Raean, Segrais, Fontenelle > t La Motte; mais on lira avec beaucoup plus de plaisir 1rs idylles de madame Deshoulières, celles de Berquin et de Léonard, les églogues de d'Arnaud, et les poésies de ce genre qu'a publiées récemment madame Dufresnoy.
797. Viennent à la suite les poètes élégiaques, genre dans lequel madame de la Suze se trouve la rivale de madame Deshoulières. Il a été cultivé avec succès par MM. de Parny et Bertin. Les OEuvres de celui-ci forment 1 vol. in 18; celles du premier, 3 vol. in-i2.
798. Vers le milieu du dernier siècle, l'élégie a été remplacée pari'héroïde, que quelques bons poètes ont mise pendant un certain. temps à la mode. Dans ce nombre, on doit citer avec éloge Colardeau , Dorât, Blin de Sainmore et La Harpe.
Poêles satiriques.
79g. Régnier , Boilcau et Rousseau sont les premiers de ce genre. Il a paru nouvellement une collection de satiriques du xvni". siècle, dans laquelle on trouvera les satires de Voltaire, de Gilbert, de Clément, de Chcnicr et de Despaze. Paris, 1806, 7 vol. in-8°.
Fabulistes.
800. La Fontaine n'a été ni surpassé ni même égalé dans ce genre. Il y a eu un grand nombre d'éditions de ses fables; les plus renommées sont celles de Didot pour l'éducation du Dauphin, 1787, 1 vol. in-i8} et 1789, 1 vol. in-80.
M. Gail a réuni les trois premiers fabulistes, Esope, Phèdre et La Fontaine, dans un même ouvrage, en 1797, 4 vol. in-8°. Les fables de La Fontaine y sont accompagnées de notes de Chamfort, qui donnent beaucoup de prix à cette édition.
Soi. Après avoir lu et relu les fables de La Fontaine, on lit encore avec plaisir celles de l'abbé Le Monnier, t;-3, in-8'.;
Celles du duc de Niveraois , publiées en 1796, ï vol, in-8°.;
De l'abbé Aubert, 1773, in-12;
De Eoisard et de Guicbard: celles-ci ont paru en 1802,
1 vol. in- ii ;
Celles de Florian, qui sont regardées comme un de ses meilleurs ouvrages. Voyez ses OEuvres.
On trouvera encore de jolies fables de plusieurs auteurs modernes dans le sixième volume de l'Encyclopédie poétique.
Poésies de divers genres et fugitives.
802. Voltaire a la palme dans ce genre, cultivé en France depuis le Roman de la Rose par Guillaume de Lorris et Jean de Meun , jusqu'à nous.
803. Villon, Marot, Pavillon , Chapelle, Chaulieu et La Fare, sont les principaux qu'on doit indiquer. Viennent ensuite,
Moncrif, dont les OEuvres ont été recueillies en 1802 ,
2 vol. in-18;
Giesset, dont Herban a donné une jolie édition en 1804, sous le titre d1 OEuvres choisies;
Le cardinal de Bèrnis : Didot l'aîné a donné la meilleure édition de ses OEuvres en 1797 , in-8°. ',
Malillàtre, connu d'ailleurs par de bonnes traductions de quelques fragmens de Virgile , publiées dans le recueil de ses œuvres par M. Auger ;
MM. Dorât, de Boufflers, Delille, de Scgur aîné, Legouvé, Micbaud, de Fontanes, Millevoye, et beaucoup d'autres, dont on trouvera les noms et les ouvrages choisis dans la petite Encyclopédie poétique et les collections suivantes.
80 j. Chojx de poésies originales des Troubadour?, pr.r M. Raynouarfl ; avec des disseitations sur oe sujet. Pans , 1819, a vol. in-8°.
Recueils.
805. Les pièces fugitives sont ce qui alimente les recueils de poésie. Il en existe un grand nombre, et chaque année en produit de nouveaux ou de nouvelles suites. Les meilleurs sont,
L'Elite des poésies fugitives; la nouvelle Abeille du Parnasse, 6e. édition. Paris , 1817, i«-i8.
Les Annales poétiques, qui ont commencé en 1778, 42 vol. in- 12;
Le Portefeuille d'un homme de goût,
Et la petite Encyclopédie poétique, Paris, 180S, i5 vol. in-18 ; ouvrage complété par un petit Dictionnaire des poètes français morts depuis io5o jusqu'en 1804, par M. Philippon de la JMagdeleine, qui lui-même est un poète fort agréable, et qui a donné un très-joli recueil de ses chansons. — On a publié depuis une nouvelle Encyclopédie poétique, par P. Capelle qui doit être en 18 vol. 4.V-18. Il en paraît 4. Paris, 1819.
Poètes espagnols.
806. Alonzo d'Ercilla écrivit , vers la fin du xvi<\ siècle , un ouvrage en vers qui porte pour titre Araucana , et que les Espagnols appellent un poème épique. L'auteur était guerrier, et ce poeme n'est que le récit des combats entre les Espagnols et les^ Américains de l' Araucana qui défendaient leur liberté. Il n'y a point de traduction entière de cet ouvrage en français. On en trouve quelques fragmens dans les nos. 26 et 27 des Archives littéraires de l'Europe.
807. Lope de Vega et Calderon ont donné un grand nombre de pièces dramatiques en vers, dont la littérature espagnole se glorifie beaucoup : on peut en prendre une idée, ainsi que de quelques autres ouvrages du même genre, dans le Théâtre espagnol que Linguet a publié en 1770, 4 vol. in-12.
DE L INSTRUCTION. 6li
808. Les Espagnols se sont approprié tous les genres de poésie. Le détail en serait trop long; et pour en avoir une connaissance exacte, il suffira de lire l'Histoire de la littérature espagnole, citée au n°. 5yQ ci-dessus.
Poètes Portugais.
809. La découverte des Indes orientales est le sujet du poëme héroïque du Camocns, intitulé la Lusiade. C« poème est rempli de grandes beautés de détail. La traduction qu'on doit préférer est celle qui porte le nom d<î La Harpe, publiée en 1776, a vol. in-8°. , avec des notes intéressantes.
810. Plusieurs autres productions poétiques honorent les fastes littéraires de cette nation ; mais les traductions ne nous en sont pas connues : tels sont, l'Ulyssée de Pereira de Castro; la Fondation de Lisbonne, par Antoine de Souza; l'Alphonse de Vasconcellos ; le Portugal re->, conquis de Menezés , et divers autres poèmes de Montemayor, Ribeiro-Lobos-sa-Miranda , Soto-mayor, Aluaeida , Félix Mendez , Texeira , etc. , etc.
Poètes anglais.
811. Le Paradis perdu de Milton est l'un des plus célèbres parmi les poimes épiques. Les défauts qu'on lui reproche n'effacent point les beautés de tout genre qui lui ont attiré l'admiration universelle. Parmi les traductions en prose qu'on en a données, l'on préfère celle de Dupré de Saint-Maur, qui a été plusieurs fois réimprimée. La traduction en vers de J. Delille est peut-être le plus recommandablede ses ouvrages, après la traduction des Géorgiqucs. On en a donné en i8o5 des éditions en plusieurs formats.
8 ia. Pope a publié plusieurs ouvrages en vers; entra nutres , la Dunciade , la Boucle de cbeveux enlevée , un Essai sur l'homme et un autre sur la critique. Il a donné cucore une excellente traduction d'Homère, avec une
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préface très-estimée et plusieurs fois traduite en français. Une version complète de ses OEuvres a paru en 1779, 8 vol. in-8°. — M. de Fontanes a donné, en vers français, une traduction de l'Essai sur l'homme, que l'on préfère à celle de l'abbé du Resnel , 1783 , î«-8°.
81 3. Shakespear est le Sophocle de l'Angleterre. Sou théâtre, très-volumineux, étincelle de beautés que l'on ne peut guère apprécier que dans l'original, qui demande une étude particulière. Laplace , dans son théâtre anglais, n'en a traduit que cinq pièces. La traduction qu'en ont donnée MM. Le Tourneur, de Catuelan et Fontaine- Malherbe, est en 20 vol. w-40. ou in-8°.
81 4- Les poètes dramatiques modernes d'Angleterre ont été traduits par madame Riccoboni , dans son Nouveau Théâtre anglais, publié en 1769; et madame la baronne de Wasse en a donné une collection plus étendue en 1784 et 1787, 12 vol. in-8°.
8i5. Congreve et Richard Steele ont donné des comédies qui ont eu du succès. — La tragédie de la Mort de Caton, par Addisson, passe pour être la plus régulière du théâtre anglais. Elle a été traduite dans toutes les langues, et envers français par Guillemard, 1767, in-8°.
Les poètes anglais de divers genres sont très-nombreux : je n'indique que les plus estimés.
816. Chaucer, contemporain et ami de Pétrarque, vivait dans le xivc. siècle. Il est regardé comme le créateur et le père de la poésie anglaise.
817. Spenser, le fondateur du second âge de la poésie, anglaise. Son poème, en douze chants, de la Reine des fées , est un de ses plus beaux ouvrages.
818. Cowley, auteur, entre autres ouvrages, d'un poëme sur les infortunes de David, qu'il a laissé imparfait.