Milton, immortel auteur du Paradis perdu, dont
de l'instruction. 3l5
M. Delillc a donné une si belle traduction en vers; imprimée de nouveau à Paris, en 1818, 2 vol. in-18.
820. Wallcr, contemporain de Voiture , de La Fontaine et de Saint-Evremond, et que l'on peut regarder comme l'Ovide et le Chaulieu de l'Angleterre.
821. Dryden, qui eut le titre de poète de la cour, et dont on admire, entre autres , l'Ode à Sainte-Cécile, regardée comme le chef-d'œuvre de la poésie lyrique.
822. Prior, célèbre par ses poésies légères et ses pièces anacréontiques.
823. Walsh et Gay, l'un connu par d'excellentes églogues, l'autre par de très-bonnes fables, traduites en français par madame de Kéralio, 17^9, i/1-12.
824. Thomson, auteur si renommé du poëme des Saisons, dont nous avons plusieurs traductions en français. Madame Bontems en a donné , en 1739 , une fort élégante et souvent réimprimée. On accorde la préférence à cellî de M. Deleuze, qui a paru en 1801, in-S".
823. Gray, si fameux par son Elégie sur un cimetière de campagne, et à qui l'immortalité n'a coûté que cent ■vingt vers.
826. Goldsmith, dont le Village abandonné est un petit chef-d'œuvre, qui n'a rien perdu de son mérite dan§ l'élégante traduction que madame Vict. de Chastenay en a donnée, in-18.
827. Hervey. Son poëme intitulé Méditations sur les tombeaux a joui d'une grande réputation en Angleterre. Le Tourneur en a donné une traduction , dont on a publié récemment une nouvelle édition, in-8°
828. Young, dont les Nuits, dans le genre sombre et mélancohque, ont été fort à la mode, grâce à l'élégante traduction qu'en a donnée Le Tourneur. Jeanne Gray, ou le Triomphe de la religion sur l'amour, ainsi que le poëme du Jugement dernier, sont du même auteur, et ont été traduits à la suite. Colardeau a donné une imitation en vers de trois des Nuits d' Young, mais aveo peu de succès.
3i6 be l'instruction.
839. Darwin. Son poëme si ingénieux sur les Amours des plantes mérite tout le succès qu'il a obtenu. M. Deleuze en a donné une bonne traduction en 1799, ùi-IS.
On trouvera la traduction des pièces les plus importantes de ces poètes et de quelques autres que je n'ai pas cités, dans la Poétique anglaise de M. Hennet, en 3 vol. in-8°., Paris, 1806. La lecture de cet ouvrage peut suffire pour donner une idée très-exacte de la poésie anglaise. On fait grand cas aujourd'bui en Angleterre des Poésies de lord Byron.
83o. Le plus ancien monument littéraire de la Grande- Bretagne devrait être mis en tète de cette liste, s'il était sans contradiction que les poésies d'Ossian sont du 111". siècle , et véritablement de cet auteur , comme le soutient Macpberson , qui les a traduites un peu librement. Quoi qu'il en soit, les œuvres galliques de ce barde écossais ont été traduites en prose, d'abord par Le Tourneur en 1802, 2 vol. i«-8°. , et par Baour-Lormian, envers, 1804, i«-i8. Il y a une très-bonne traduction du poëme d'Ossian en vers italiens , par Cesarotti , l'un des premiers poètes et des premiers écrivains modernes de l'Italie.
Poètes allemands.
83i. Klopstock, auteur du poëme de la Messiade, que les Allemands comparent au Paradis perdu , est un des poètes les plus célèbres de l'Allemagne. Il a paru une traduction incomplète de la Messiade , par MM. Junker et d'Anthelmy, en 1769, y vol. in-\i.
832. La Mort d'Abel, par Gessner, est un poëme épique qui jouit d'une grande réputation, ainsi que ceux de Dapbnis et du Premier Navigateur. Us ont été plusieurs fois traduits en français. On les trouvera parmi les œuvres de cet auteur, dans la belle édition qu'en a donnée Renouard en 1799, 4 vol. in-8\ — M. Turgot a donné une bonne traduction des idylles de ce poète, en 176a, «-8°. ; elle a été mal à propos attribuée à M. Huber.