OBtntIÈaiB «ECTlOîl
Â'* An loyer des chambres des élèves;
5^ A éclairer et chauffer la salle des leçons et les deux chambres d'habitation ;
&* Ânx dépenses extraordmaires.
«Les frais de repas de midi et du soir pris en commun sont aussi prélevés sur les secours ; toutefois les élèves y contribuent un peu de leiir bourse.
L'école de Lastadie paye le maître principal de soa propre revenu.
Puisse, dit en terminant M. Bernhardt , cet établis* sèment , créé dans des vues si charitables , ne pas être privé de la bénédiction dont il a besoin !
Certes, il n'y a pas un cœur honnête qui ne joigne ses vœux à ceux du digne et respectable conseiller.
La seconde petite école normale de ce genre a été fondée en i 824, en l'honneur d'Otto , évéque de Banoibei*g, qui introduisit le christianisme en Poméranie, en baptisant, près de la fontaine de Pyrilz, quatre mille Poméraniens en 1124. Le ministre de Tinstruction publique , en autorisant cette fondation , a demandé que les élèves reçussent des leçons d'agriculture , lion pas seulement sous forme de récréation , mais comme partie essentielle de leur destination ; qu'ils fussent tenus d'étudier le Jïurdinage , la culture des arbres fruitiers et les vers à soie. La surveillance spéciale de cette maison est contiée au pasteur du lieu. En voici le règlement, qui, sous quelques rapports, ressemble beaucoup à celui de la petite école de Las-
iHsnecTHm paniAtte. t4i
tadie, mâts qiri entre dans de plus grands détails , et est peut-être plus austère encore pour ce qui regarde la discipline.
RÈGLEHENT DE LA PETITE ÉCOLE NORMALE DE PTRlTZ EN P0UÉRA1NE.
i. Le but de' la fondation d'Otto est de donner à chaque élève l'éducation et Tinstraction qui convienneot à un bon et utile instituteur de campagne : or cela ne se peut que par la réunion d'une piété chrétienne avec la connaissance fondamentale de sa vocation , et les bonnes mœurs dans la maison et dans l'école.
â. La piété se reconnaît :
A la pureté des mœurs;
A la sincérité dans les paroles et les œuvres ;
A Tamour de Dieu et de sa parole ;
A Tamour de son prochain ;
A Tobéissance volontaire envers tes supérieurs et les maîtres ;
A la concorde fraternelle entre les élèves ;
A la coopération active aux exercices pieux de la maison et du culte public ;
Au respect pour le roi , notre souverain ; à la fidélité inébranlable envers la patrie ; à la pureté de Tesprit et de la conduite.
3. On acquiert k ooBiiaia$aDoe foiMbmentale de la vocation d'instituteur;
En s'arrétant longtemps sur les principes et les éléments ;
En apprenant ce qui est nécessaire et véritablement utile à cette vocation ;
En s'habituant à réfléchir et à travailler de soi -même;
En s'appliquant constamment aux leçons ;
En les répétant et s'exerçant sans cesse;
En ayant une application soutenue et une activité bien ordonnée , suivant celle parole : f Priez et travaillez. »