C. Son Manuel pour les exercices de style allemand
D, Baumgarten , Plans et matériaux pour des compositions ;
£. Petit Épistolaire de Baumgarten, Schlez et Dolz, etc.
VIIL Arithmétique, Il ne s'agit ici ni de méthodes de calcul élevé , ni de calcul pratique. On ne demande
SM OEOXIÈHE SECnON.
à rélève quB de se servir sans difficulté des chijffres , et de calculer de tète.
Secours :
À. Pestalozzi , Tableaux d^unités eCde fractions ;
B. Son Explication des rapports des nombres ;
C. J. Schmidt , Éléments des nombres , et les Eléments à* algèbre ;
D. Kawerau , Livre de calcul.
IX. Chant, piano et violon. Formation de Foreille et de la roix. Dextérité et fermeté à produire les sons. Exercices de chant élémentaire. Chant d^église ou plain-chant.
Pour le piano et le violon le plus possible de dextérité , et un bon doigté pour le premier instrument.
Si ces avis servaient à engager un maître consciencieux à bien préparer quelques jeunes aspirants, leur but se trouverait atteint. {In indiquant un très-grand nombre de secours , on en facilite au moins le choix.
9. POSITION EXTÉRIEURE DES ÉLÈVES, ET LEUR RAPPORT AVEC \ l'école NORMALE.
Si les jeunes gens n'ont pas de parents à Potsdam qui nous répondent des bonnes mœurs et du travail de leurs enfants, ils sont tous sans exception tenus de demeurer dans Técole normale , et d'y prendre leur nourriture en payant d'avance au directeur une pentioQ de là écus par trimestre.
INSTKOCTIOII PIIMAIKB. %4»
Chaque élève, coûtant par an iOO écus à rétal>lissèment, ne paye que k moitié des frais , même en payant la pension légale de 48 écas. Une bonrse e»tière donne droit au logement , an chauffage, à la pen* sion , à Téelairage et à renseignement. Avec une demi^bonrse on ne paye que 24 écus de penstoa par an. 11 ne reste à Félève qu'à aehetec ses habits , à payer son blanchissage , ses livres , son papier, ses plumes , son encre , et ce qu'il lui faut pour le dessin et la musique.
Les élèves ont encore à payer les médicaments ; cependant rétablissement leur prête volontiers son assistance, si cela coûte trop cher à la suite d'une maladie grave.
Quant aux habits , qui pourtant doivent élre propres et pas déchirés , ainsi qu'aux livres , personne n'est obligé dé faire de plus grandes dépenses que ses moyens ne le lui permettent.
Pendant leur séjour à l'école normale , les jeunes gens ne peuvent rien gagner , puisqu'il ne leur reste pas de temps pour donner des leçons particulières, ce qui entraînerait d'ailleurs de grands inconvénients.
Pour le logement, ils se trouvent répartis dans les cinq grandes pièces à feu destinées aux élèves , et ils demeurent et travaillent au nombre de huit , douze et seize dans une de ces chambres, laquelle est garnie de tables , de chaises , d'armoires , de bibliothèques , de commodes et de clavecins. Leurs lits et leurs coffrei se trouvent dans deux dortoirs. Chs^ue chambre ,
MB ftlOXlÈME SCCTIOR.
chaque dorloîra son inspecteur pris parmi les élères, qui est responsable de Tordre. Tous les jours un des élèves de la cbanobre est chargé de ranger et d'épousseter les meubles , etc. Celui qui se montre négligent à remplir cette fonction, en reste chaîné plus longtemps (i).
Tant que les élèves restent à Técole normale et qu'ils se conduisent bien , ils sont exemptés tous les ans du service militaire.
Tons les élèves sont tenus de suivre les cours de Técole normale pendant trois ans ; leurs connaissances et leur instruction resteraient incomplètes s'ils ne se conformaient à cette disposition.
10. ÉDUCATION DES ÉLÈVES À L'àIDE DE LÀ DISCIPLINE ET DE l'enseignement.
Cet écrit prendrait une trop grande étendue, si Ton voulait épuiser ici une matière aussi importante. Noos nous réservons d'en parler dans d'autres occasions, et de montrer comment toutes les branches d'instruction sont traitées à l'école normale. Cette fois-ci nous nous contenterons d'indiquer les principes qui président à l'enseignement et à la discipline en général.
Dans l'éducation des maîtres d'écoles primaires il faut consulter les besoins du peuple.
Tout nous démontre que le bien-être temporel d'un individu comme d'un peuple n'est nullement assuré par un grand développement intellectuel et une civiUsation raffinée. Le vrai bonheur d'un individu comme
(1) Voyez Première partie du Rappori , Schulpforte.
INSTMCTION »anUlftt. MT
f un peuple repose sur une moralité séyëEè, «ur l'em* pire sur soi-mèuie , sur rhumilité et la modération , mr raccompUssement Yolontaire de tous les. devoirs envers Dieu, ses supérieurs et son' prochain.
L^éducation rel^iieuse et mora\e est par conséquent le premier besoin du peuple. Lorsqu'elle manque, toute autre éducation est non-seulement saàs utilité réelle , mais sous certains rapports même dangereuse. Si au contraire Féducation religieuse a jeté de bonnea racines , Téducation intellectuelle réussira complète» ment et doit être alors d'autant moins refusée au peuple qae Dieu lui a donné des dispositions réelles pour Tac* quérir, et que le développement de toutes les facultés de rhomme lui assure les moyens d'arriver à la perfection, et par là à la félicité suprême.
L'instruction religieuse et morale, loin de conduire à la présomption et à l'esprit raisonneur , inspirera à riiomme , au contraire, la conscience de sa faiblesse, et par conséquent l'humilité. Il faudra ensuite songer à donner au peuple des connaissances solides et pratiques , conformes à ses besoins , ce qui polira naturellement ses mœurs et ses manières.
Si telle est l'instruction que le peuple doit recevoir, celle des maîtres d'écoles primaires se trouve déterminée, et les principes à suivre pour Tinstruction de nos élèves sont également tracés.
L'instruction morale et religieuse reçoit une direc* tion plus spéciale par la croyance au Verbe révélé de Dieu dans l'Écriture sainte. Mais cette croyance ne
Ml UEDIllUiE SECTION.
doit pas étire purement hisloriqoe comme chez les érodits, ni se complaire dans des idées obscaret et mystiques, ni s'exprimer avec affectation dans les paroles, les gestes et les actions. Elle doit au contraire tellement pénétrer Iç coeur de l'homme, qu'il travaille sans relâche à mettre ses pensées, ses sentiments et ses actions dans l'harmonie la plus intime avec la volonté de Dieu. C'est donc sur la conviction vivante des vérités et des doctrines du christianisme que nous fcmdons le caractère religieux et moral de nos élèves. Ennemis de tout système de contrainte, nous accordons aux jeunes gens toute la liberté compatible avec notre responsabilité, avec notre obligation de les garantir de toutes les séductions, et avec Tordre intérieur de rétablissement. Nous sommes indulgents pour les feules qui ne tiennent pas à la mauvaise volonté, mais sons punissons la méchanceté et l'impolitesse jusque dans le regard et le geste. Un mauvais moyen de se recommander auprès de nous, c*estde se montrer rampant et hypocrite ; mais nous encourageons de tout notre pouvoir la piété réelle qui ne s'affîcbe point, la docilité, le zèle et l'amour du travail.
Pour entretenir et affirmer l'esprit religieux et moral de nos élèves, nous usons de plusieurs moyens. Nous tenons singulièrement à ce que les jeunes gens aillent tous les dimanches à i'église ; ils ne sont pas forcés d'alleàr exclusivement à l'éghse dtrâiaint-Ësprit qui est la paroisse de l'école normale, et pour laquelle elle fournit aussi un chœur de chantres ; mais le lundi ils
tout tenus de rendre comj^te de Fég^iie où ib ont été et du discours qu'ils ont entendu. Tons les dimanches à six heures du malin, alternativement un des plus anciene élèves lit un sermon en présence de tous les élèves et d'un maître. On chante au commencement es à la fin un verset accompagné de Torgue. On fait tous les matins et tous les soirs nne prière qui dure environ dix à quinze minutes. Elle est récitée par un des mai- 1res. On commence par chanter un ou deux versets ; vient ensuite une allocution religieuse on la lecture d'un chapitre de la Bible, et on termine par un verset.
Pour influer sur le moral des élèves, nous considé* rons leur position individuelle^ leurs besoins et leur eonduite. D'un grand secours sont à cet égard les coi^ férences hebdomadaires des maîtres,' et surtout la censure trimestrielle des élèves ou le jugement perte sur Tapplication, les progrès et la conduite de chacun d'eux. Ces notes, inscrites dans un livre particulier appelé livre de cemure, forment la -base des certificats délivrés aux élèves à leur sortie de l'élablissemeut, et les avis particuliers à leur donner.
Les moyens de correction employés sont 40s avertissements, des exhortations, des r^rimandes, d'abord en particulier, ensuite dans la conférence des maîtres, enfin devant tous les élèves. Si ces moyens ne suffisent pas, on a recours aux arrêts , on retire les eUpendia accordés, et en dernier lieu on renvoie dé l'établissement. Mais nous cherchons, autant qu'il est en nous, à prévenir ces punitions, en eutretenani des
V» . DteXIÈHE SCCTIOIf.
rapports bieliTeiUants avec les jeunes gens, en dlsUn^ guant ceux qui le méritent, en nous efforçant d^ejL^tep une noble émulation, et de provoquer dans leur âme ledésir de gagner Testime et de s'honorer par une conduite sans reproche.
C'est de l'impulsion donnée aux leçons que dépend surtout Tapplicalion à Tétude en dehors des classes. Gorl aines heures du jour sont consacrées au travail particulier des élèves, et chaque maître à son tour est chargé de veiller à ce que la tranquillité ne soit pas troublée dans les salles d'études, et que tout le monde soit convenablement occupé.
A la lin de chaque mois, la dernière leçon, dans quelque branche d'instruction que ce soit, est une récapitulation en forme d'examen des objets traités dans le courant 4u mois.
Quant aux objets de Tenseignemeat et à la marche suivie dans les études, voici le plan fondamental .
La première année, c'est VinslrueUon formelle des jeunes gens qui prédomine; la seconde année, YinsiruC' tion matérielle, et la troisième, VinslrucHon prcuique. Les élèvçsayant alors environdix leçons adonner par semaine dansl'école annexe, leçons pour lesquelles ils doivent être bien préparés, suivent moins de coursa Técole.
INotre but principal dans chaque genre d'instruction est de pousser les jeunes gens à penser et à juger par eux-mêmes. Nous sommes contraires à toute étude purement mécanique et servile d'après des cahiers. Les maîtres de nos écoles primaires doivent ayoir de Fin-
iNuraucTioii rawAiàB. tsi
leiligenee, pour pawdir rév«iHer ebez leurs élèves ; autrement TÉtat préférerait sans doote les écoles moins coûteuses de Bell et de Lancastre.
Nous partons toujours des éléments, parce que nous sommes obligés de recevoir, au moins jusqu^à présent, des élèves dont les étqdes ont été négligées, et parce que nous voulons oi^aniser renseignement de toutes les branches de manière qu'il puisse servir aux élèves de modèle et de règle dans les leçons qu'ils auront un jour à donner eux-mêmes.
Relativement à l'éducation matérielle, nous nous attachons bien plus à la solidité qu'à l'étendue des con*naissances. Cela n'est pas seulement d'accord avec nos instructions, mais la raison dit elle-même que la solidité des connaissances rend seule le maître capabled'en* seigner avec fruit, et de continuer ses propres études ayec succès. Ainsi des sujets faibles sont quelquefois dispensés de certaines branches d'études, comme les mathématiques la basse fondamentale et la physique.
Le jardinage est enseigné dans un emplacement situé devant la porte de Nauen, et l'on montre à nager dans l'école de natation établie devant la porte de Berlin, dans les saisons propres à ces études, de sept à neuf heures du soir.
L'instruction pratique des élèves est considérée par nous comme de la dernière importance.
Toutes les études et tout le savoir de nos élèves resteraient infructueux, et l'école normale ne remplirait pas le but' de. son institution, si en quittant
rémbiûsement \h jaliie8 iimlires n'avaient pm ^ji appliqué méihodiquement ce qu'ila ont appris, et s'iit ne savaient par expérience ce qu'ils ont à faire et com^ ment ils doivent s'y prendre.
Pour obtenir ce résultat, il ne suffît pas que les jeunes gens voient faire des cours devant des maîtres habiles, ou qu'ils se chargent quelquefm eux-mêmes de quelques leçons à leurs camarades; il faut qu'ils aient enseigné longtemps à des enfants dans Téecle annexe, sous la direction des maîtres de l'école normale. Ce n'est qu'en se familiarisant avec le plan d'enseignement pour chaque branche en particulier, et en enseignant eux-mêmes pendant un certain temps chaque objet, qu'ils peuvent prendre l'habitude de le traiter^'ayec méthode.
il. ÉCOLE ANNEXE.
L'école annexe a été fondée en 4825, et reçoit gratuitement cent soixante à cent soixante et dix garçons. L'autorité supérieure, en accordant des fonds con8idérables pour fonder cette école, a été spécialement mue par l'intention bienfaisante d'assurer à la grande masse d'enfants pauvres de celte ville les moyens de s'instruire, et de faciliter à la ville lesoin de leur éducation. ^ Les autorités de la vîHe s'engagèrent de leur côté à payer pour chaque enfant, à l'établissement, on éco et quinze gros d'argent par an. Â cette condition, nous fournissons gratuitement, aux enfants les livtes, ardoises, etc., dont ils ont besoin.
m^TBPOTWIt MMUaftB.
MS
L'école annexe esl une éeoie primaire qai compte quatre daeses , mais Molement trois degrés ; les demîème et troisième classes ne sont séparées Tune de Fautre que pour le bien des élèves et pour augmenter les exercices pratiques des jeunes maîtres.
La première elasse, avec les deux classes qui snW vent, forme une bonne école élém^taire comf^ète, et la classe supérieure présente ime elasse d'école bour* geoise où les élèves les pli^s avaneésde Téeole normale, qui probablement seront un jour employés dans des écoles de ville, donnent Tinstruction aux élèves les plus distingués de toute Técole annexe.
Voici le tableau des objets enseignés dans Técole :