ÉCOLE DE FILLES
Traitement fixe du principal maître. . 300 th. (1,9000 Le logement gratuit.
Les deux derniers cinquièmes de la rétribution de i gros par mois.
SO
Pour les leçons de travaux d'aiguille
données ordinairement par la femme
du principal maître, qui surveillera
la classe conjointement avec elle. 50 (200^ Traitement du maître adjoint de l'école «
des filles, également révocable à
volonté , et qui ne donne que dixhuit leçons par semaine (3 heures
chaque matin). .».,... . 100 (4000 Traitement, chauffage et nettoyage (non compris les émoluments). . . . i, 020 th. (4,0800
SIt APPENDICK.
On exigera autant que possible que les enfants se fournissent eux-mêmes de livres, papier et plumes nécessaires.
Cependant, comme Fécole sera obligée de les donner à la plupart d'entre eux, on allouera pour chaque école. ... 100 th. (400f}
Le local peut être estimé pour le loyer, ou pour les intérêts du capital si Ton construit l'école, à 500 (2,000')
L'entretieQ et autres frais extraordinaires • . . . . 80 (3200
En tout pour chaque école commu-nale, non compris les revenus éventuels de Fécole 1,700 th. (6,800f),
c'est-à-dire environ 2i francs 50 centimes par tête sur trois cents enfants.
Tant que la ville n'aura pas amorti la dette par l'acquisition des maisons d'école» on aura, pour les quatorze
écoles, une dépense de. 25,800 thalers
(environ 90,000 fr.) par an, sur lesquels on compte 7,000 th. (environ 26,300 fr.) uniquement pour la location.
Nous avons vu plus haut que dans l'état actuel (en 1827), la ville dépensait . 15, 725
C'est donc une différence d'environ . 8,100 thalers^ pour arriver à une organisation complète et spéciale des écoles de pauvres, et procurer les bienfaits de l'éducation première à mille enfants de plus.
Nous avons vu plus haut que la dépense des écoles du soir (500 thalers) et celle de la rétribution que payerait la ville à des écoles privées pour les enfants de la classe élevée devenus pauvres (environ 700 thalers), pourraient être couvertes par le fonds extraordinaire {AuskUlfe- Fond ).
CHOIX DES MAtTRES d'ÉCOLES DE PAUTRES.
Toute la bonté d'une école réside dans le maître : le choix du maître est donc dé la première importance. Dans une école de pauvres snrtout , où tout est à faire , où le maître a constamment à lutter contre l'influence pernicieuse de la famille et du dehors, on voudrait rencontrer en lui le dévouement et la patience, l'instruction, l'aptitude et le goût pour l'enseignement , et avec toutes ces qualités un désintéressement bien rare pour persévérer dans une carrière humble et sans avenir, et conserver cette sérénité d'âme, ce zèle pieux qui seuls peuvent faire prospérer son école.
Jusqu'à ce qu'on ait établi à Berlin même une école normale pour les maîtres d'école de la ville, on trouverait aisément à choisir soit parmi les maîtres d'écoles particulières, soit parmi les maîtres en sous-ordre placés dans les autres écoles, soit enfhi parmi les élèves des écoles normales primaire^ de la province à Potsdam et à Neuzelle.
Si par la nouvelle organisation on retire aux maîtres d'écoles particulières les subventions payées par la ville pour recevoir les enfants pauvres, plusieurs d'entre eux n'auront plus assez d'élèves pour subsister, et l'administration des pauvres reconnaîtra qu'il est juste de choisir parmi eux les maîtres des nouvelles écoles à fonder , s'ils présentent d'ailleurs toutes les garanties nécessaires ; car de céder en pareil cas à la faveur ou à la pitié , ce serait un crime envers les enfants de nos pauvres.
Les maîtres éprouvés et reconnus capables seront choisis pour la vie; cependant, en cas de négligence ou d'inconduite , ils pourront être congédiés sans recours par une décision des autorités de la ville et avec l'approbation du collège des écoles.