MODÈLE DE CERTIFICAT PATERNEL
Je soussigné {nom et prénoms), tlomicilié dans la commune de département d
certifie que mon {fils, neveu, frère; nom et prénoms) a été élevé dans ma maison et sous mes jeux; je certifie de plus qu'il y a fait {sous ma direction ou sous la direction de M., indiquer le nom du précepteur), depuis {telle époque) jusqu'à (/e/Ze autre) un cours de {rhétorique, philosophie, mathématiques et physique élémentaire), analogue à ceux qui ont lieu dans les collèges royaux et autres établissements où l'enseignement est complet.
A , le
{Signature du père, oncle ou frère.)
Je soussigné, maire de la commune de ,
atteste qu'il est à ma parfaite connaissance que M. {nom et prénoms) a été élevé dans la maison de son {père, oncle, frère), et qu'il y a reçu l'instruction déclarée dans le certilicat ci-dessus. A , le
{Signature du maire.) Cette signature doit être légalisée.
Dispositions relatives aux élèves des écoles secondaires ecclésiastiques.
Les élèves qui atiront terminé leurs cours d'études ( dans une école secondaire ecclésiastique ) pourront se présenter à l'exauien de l'Université, pour obtenir le grade de bachelier es lettres. Ce grade leur sera conféré gratuitement. (Ordonn. du 5 octobre 1814, art. 5.)
Les élèves des écoles secondaires ecclésiastiques qui se présentent pour obtenir le grade de bachelier es lettres ne peuvent, avant leur entrée dans les ordres sacrés , recevoir qu'un diplôme spécial , lequel n'a d'effet que
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pour parvenir aux grades en théologie ; mais ce diplôme est susceptible d'être échangé contre un diplôme ordinaire, après que les élèves sont engagés dans les ordres sacrés. ( Ordonn. du 16 juin 1828, art. S. )
Licence. — Pour être admis à lexamen à l'effet d'obtenir le grade de licencié es lettres, il faut justifier du diplôme de bachelier et de quatre inscriptions au moins à deux cours de la Faculté des lettres, prises après l'obtention du grade de bachelier. A Paris, le candidat doit justifier de son inscription à trois cours de la Faculté. Les épreuves consistent en deux compositions en prose , l'une en français, l'autre en latin, en un thème grec et en une composition en vers latins. Le candidat doit en outre expliquer à livre ouvert des passages dauteurs classiques grecs et latins.
DocTOR.vT. — Il faut, pour être reçu docteur dans la Faculté des lettres, présenter son titre de licencié et soutenir deux thèses, l'une en latin, l'autre en français, sur deux matières distinctes, choisies par le candidat, d'après la nature de ses études et parmi les objets de l'enseignement de la Faculté.
Quand, après les épreuves requises , la Faculté juge le candidat admissible à un grade, elle lui délivre un certificat d'aptitude.
Droits à payer pour le baccalauréat es lettres.
Les droits à payer pour le baccalauréat es lettres sont fixés ainsi qu'il suit :
Dioil d'cxanicu 2i Ir.
Droit (le diplôniii ' 30
Lorsque le grand-maître a jugé à propos de faire recommencer l'examen d'un canùitiat admis par une Faculté, le second examen est gratuit.
' l.'appjiiteur est autorisé à percevoir, en outre, pour chaque exajnen, un droit de 2 francs pour loyer de robe. (.Arrêté du ' août I:i2.)
i:n FR.vNCi:. 171
Le candidat qui se représente après avoir été jugé par une l'acuité n'être pas suffisamment instruit, paie de nouveau les droits d'examen. (Décret du 17 fév. 1809, art. 7, 8 et 9.)
Aucun candidat ne peut être admis à l'examen sans avoir consigné les droits d'examen et de diplôme '.
Les gradués dans toutes les l'acultés qui perdent leur diplôme ne peuvent en obtenir un duplicata qu'en consignant la somme de cinq francs.
Leur demande est adressée au doyen de la Faculté dans laquelle le diplôme a été délivré , et transmise par le doyen au ministre.
Ne sont passibles d'aucun droit :
1° Les (ils de professeurs de Faculté , dans la Faculté où leur père professe ;
2° Les élèves qui ont obtenu le prix d'honneur au concours général ;
5" Les séminaristes catholiques et protestants.
Le diplôme gratuit cesse d'être valable pour le séminariste qui abandonne la carrière ecclésiastique , ou qui, sans y renoncer, entre dans l'instruction publique ; il est tenu, pour obtenir un nouveau diplôme, de payer un droit de 56 francs ^
Lorsque les étudiants renoncent à subir l'examen , les sommes qu'ils ont consignées leur sont restituées sur un mandat du recteur.
S'il résulte de l'examen que le diplôme ne doit pas être délivré, la somme consignée pour les droits de diplôme et de sceau est restituée suivant le môme mode.
Si un étudiant obtient la remise après avoir consigné
' Celle consignation est faile, à Paris, entre les mains du secrétaire de la Faculté des lettres, et, dans les autres Académies, entre les mains du secrétaire de l'Académie, lequel en délivre gratuitement récépissé.
' Voir, pour les élèves des petits séminaires , les dispositions des ordonnances du 5 octobre J814 el du 16 juin 1828, ci-dessus p. 169 et 170.
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les droits, la consignation lui est également restituée sur
mandat du recteur.
Les étudiants qui ont obtenu des remises à l'avance sont dispensés de consigner les droits. (Rég. de compt. du "21 nov. 18Ô4, art. 55-37, 62 et Gô.)
Licence :
Droits d'inscriptions. . . l■2^ Droits d'examen. . . . 2i > 72 fr. Droits de diplôme ... 363
Doctorat :
Droits d'examen. . . . 481^,/» fp Droits de diplômes. . . 72^^""'
Le premier candidat reçu à la licence , dans chaque section d'examen, devant la Faculté des lettres et la Faculté des sciences de Paris, obtient de plein droit la remise des frais exigés pour ledit grade.
La remise des frais relatifs au doctorat lui est en outre accordée.
Pareilles remises sont accordées aux candidats reçus licenciés dans les Facultés des lettres et des science des départements, et qui ont subi les épreuves avec distinction.
Les aspirants au doctorat qui ont présenté des thèses remarquables, et qui les ont soutenues avec distinction, obtiennent également la remise Complète des frais du doctorat.
ECOLE XOllMALE.
L'ÉCOLE NORMALE étant destinée à former des élèves dans les sciences et dans les lettres, pour tous les établissements de l'Université de France, nous avons cru devoir ranger cet établissement à la suite des Facultés. Cet établissement, situé à Paris, rue Saint-Jacques, n" Ho, est placé sous l'autorité immédiate du ministre et du conseil
EN FliA.NCL. 175
royal de l'instruction publique. Aux termes du décret organique de l'Université du 17 mars 1808, la direction en est confiée à l'un des membres du conseil royal, assisté d'un directeur des études. Cette école importante doit être transférée procbainement dans un nouveau local , situé rue d'Ulm, pour lequel l'État a alloué un crédit spécial de près de deux millions, sur la proposition de M. Villemain, ministre de l'instruction publique.
objet cl durée de l'enseignement.
L'enseignement de l'école normale comprend trois années.
Les élèves se partagent en deux sections, celle des lettres et celle des sciences. Ces deux sections sont distinctes dés la première année ; mais elles y ont des points de contact dans l'intérêt de l'une et de l'autre.
Section des letires.
Les études de la première année sont une révision approfondie de celles des collèges.
La seconde année a pour but de donner aux élèves une instruction plus élevée et plus étendue, et de perfectionner leurs connaissances en tout genre.
La troisième année considère les élèves comme de futurs professeurs, et spécialise les études selon l'enseignement particulier auquel ils devront être appliqués.
Première année. — L'enseignement de cette année reproduit, dans leur ensemble et en les fortifiant, les études faites au collège, excepté l'bistoire, qui , pour être étudiée de nouveau avec solidité dans toute son étendue, comprend deux années.
L'enseignement, la première année, comprend : 1" Un cours de langue et littérature grecques, où le professeur expose la grammaire , y compris la prosodie et la métrique, et en applique les règles, soit à l'ex-
plication approfondie des principaux auteurs classiques grecs, soit à dos traductions du grec en français, et particulièrement du français en grec.
2» Un cours de langue et littérature latines , où le professeur, en faisant expliquer des textes de toutes les époques, présente une histoire de la langue aussi complète que le temps le permet, tandis que par des analyses et des traductions il fait connaître les principaux chefsd'œuvre de la littérature en prose et en vers, il exerce en outre les élèves par de fréquentes compositions, telles que thèmes, vers latins, narrations, discours et développements latins et français.
3^ Un cours d'histoire ancienne, où le professeur, en rappelant les principaux événements dans un ordre chronologique, insiste particulièrement sur les institutions, les mœurs et les usages, la religion , les arts et en général l<^s antiquités des peuples. Ce cours est rédigé par les élèves.
i" Un cours de philosophie, qui, sans entrer dans l'histoire , présente un enseignement aussi complet , mais déjà plus élevé que celui des collèges. Ce cours est rédigé comme le précédent.
5" Des élèves des lettres de la première année suivent en outre des cours de mathématiques, de physique générale et d'histoire naturelle, destinés à résumer et à fortifier les notions scientifiques qu'ils ont du acquérir dans le cours des études des collèges.
6" Les élèves de cette année forment entre eux , sous la direction d'un de leurs camarades , des conférences libres sur la langue allemande, la langue anglaise et les autres idiomes modernes que plusieurs se trouvent connaître. Dans le cas où il n'y aurait aucun élève sachant assez à fond l'allemand pour l'enseigner, le directeur de l'école peut, avec l'autorisation du conseiller chargé de la haute surveillance de l'école normale , faire venir un maître du dehors.
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Examens de première année. — A la fin de la première année, les élèves des lettres subissent des examens intérieurs et spéciaux sur toutes les parties de l'enseignement, d'après les programmes donnés par les professeurs avant l'ouverture des cours.
D'après les résultats des examens, les élèves sont admis à passer en seconde année, ou cessent de faire partie de l'école. Ceux des élèves qui sont admis à passer eu seconde année peuvent être autorisés à se présenter, devant la Faculté des lettres, aux épreuves de la licence. Ceux qui, à la fin de la première année, sont jugés particulièrement propres aux classes de grammaire , passent immédiatement en troisième année , dans la conférence spéciale de grammaire.
Deuxième année. — Dans la deuxième année , les études de la section des lettres sont purement littéraires. Toutefois, ceux des élèves qui ont de la vocation pour la pliilosopliie peuvent suivre certains cours de sciences.
Au lieu de porter, comme durant la première année, sur la partie technique des langues , de l'éloquence , de la poésie, et sur les éléments de la philosophie , l'enseignement intérieur de la seconde année présente la philosophie et la littérature dans leur développement historique. Quant à l'histoire proprement dite , l'étude de l'histoire ancienne y est remplacée par celle de l'histoire du moyen âge et de l'histoire moderne.
Cet enseignement comprend les cours suivants , qui ont chacun deux leçons par semaine :
1" Un cours d'histoire de littérature grecque, qui est rédigé par les élèves dans toute son étendue, et auquel se rattachent des exercices littéraires, tels que des analyses, commentaires et traductions d'ouvrages et de morceaux choisis des auteurs grecs.
2" Un cours d'histoire de la littérature latine , également rédigé par les élèves, et accompagné d'exercices
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analogues dont les compositions en prose et en vers lont une partie essentielle.
o" Un cours d'histoire de la littérature française, également rédigé par les élèves, et où le professeur s'attache particulièrement à former leur goût et leur style , soit par des exercices de critique littéraire, tels que des lectures ou analyses raisonnées, soit par des compositions en français.
4° La continuation du cours d'histoire, c'est-à-dire l'histoire du moyen âge et l'histoire moderne, présentées et rédigées sur le même plan que l'année précédente.
5" Un cours d'histoire de la philosophie, que le professeur fait rédiger par les élèves, en leur indiquant de temps en temps des questions à traiter, tantôt par écrit, tantôt de vive voix.
Examens de deuxième année. — A la fin de cette seconde année, les élèves sont examinés sur les programmes de chacun de ces cours.
Ceux des élèves qui , l'année précédente, n'ont pas obtenu le grade de licencié , sont tenus de se présenter cette année aux épreuves de la licence. Tout élève qui , à la fin de cette seconde année , n'est pas reçu licencié , cesse par cela même de faire partie de l'école. Les autres passent en troisième année.
Troisième année. — La troisième année a pour objet de former des professeurs, en inculquant aux élèves l'esprit de critique et en les exerçant à la pratique des méthodes. L'enseignement, jusqu'ici commun à tous les élèves de la section des lettres , devient de plus en plus spécial. Chaque élève est appliqué aux études et aux exercices les plus conformes à son aptitude particulière, reconnue et constatée par les examens. La section des lettres se partage donc en autant de divisions ou classes qu'il y a de parties distinctes dans le cours des études littéraires des collèges royaux , savoir : grammaire , humanités et rhétorique , histoire , philosophie.